Ce que les hommes appellent l'amour - J.M. Machado de Assis
(Titre original : Memorial de Aires)
Voici à gauche la couverture française, à droite la couverture allemande (plus jolie) qui est celle que j'ai lue.Biographie de l'auteur (source Wikipékia)
:Joaquim Maria Machado de Assis fut un écrivain brésilien (Rio de Janeiro, 21 juin 1839 - Rio de Janeiro, 29 septembre 1908). Fondateur et « Président Perpétuel » de l'Académie Brésilienne des Lettres.
Né d'un père noir et ouvrier, et d'une mère portugaise, blanchisseuse. Pour aider sa mère veuve, Machado de Assis exerce divers métiers, dont, à treize ans, celui de typographe et, plus tard, celui de journaliste. Autodidacte de génie, il apprend le français et l'anglais, et se dote d'une très grande culture littéraire.
Il publie ses premiers poèmes dès l'âge de 16 ans. En 1869, il épouse Carolina de Novaes, une femme d'une famille portugaise distinguée. Ce fut un mariage heureux, mais le couple n'eut pas d'enfants. Il obtint en 1872 un poste de fonctionnaire au ministère de l'agriculture. Cette situation lui permit de publier des romans et des nouvelles qui firent rapidement de lui le grand homme des lettres brésiliennes. En 1897, il fonda l'Académie Brésilienne des Lettres et devint son président jusqu'à sa mort en 1908.
Présentation de l'éditeur :Ce journal du conseiller Aires est fait de petites touches ironiques sur le vieillissement, l'amour, l'ambiguïté des sentiments, l'abolition de l'esclavage ; des personnages forts le traversent, les descriptions peuvent paraître idylliques mais, comme toujours chez Machado, quelque chose grince.
Quatrième de couverture :" En la revoyant, je ne l'ai pas trouvée moins piquante qu'au cimetière ou que la première fois, chez ma soeur, et pas moins belle non plus. [...] Elle a la peau délicate, le teint clair, avec aux joues à peine une touche de rouge, rien qui puisse paraître déplacé chez une veuve. C'est là tout ce qui m'a frappé au premier abord, avec ses yeux et ses cheveux noirs ; le reste m'a été révélé peu à peu au cours de la soirée, jusqu'à l'instant de son départ [...] Après l'avoir observée quelques instants, voici ce que j'ai pensé d'elle. Je ne l'ai pas pensé tout de suite en prose, mais en empruntant un vers à Shelley: "I can give not what men call Love". Je me le suis donc dit en anglais, mais l'aveu du poète, je l'ai repris aussitôt en prose de chez nous, et avec une conclusion de mon cru : "Je ne peux donner ce que les hommes appellent Amour... et c'est dommage".
Ce journal du conseiller Aires est fait de petites touches ironiques sur le vieillissement, l'amour, l'ambiguïté des sentiments, l'abolition de l'esclavage ; des personnages forts le traversent, les descriptions peuvent paraître idylliques mais comme toujours chez Machado, quelque chose grince.
Mon avis :Au début j'ai vraiment hésité à créer ce post, mais je me suis dis qu'après tout le but du jeu était de poster sur les livres que nous lisions, indépendamment de notre avis à leurs sujet.
Je ne peux pas dire que j'ai passé un mauvais moment, mais je ne peux pas dire que j'en ai passé un très bon non plus...On suit les notes de ce diplomate brésilien avec attention, l'auteur prenant soin de poser les bases intéressantes de l'intrigue (à savoir ici la veuve Noronha) dès les premières pages du roman. On sent bien que cette veuve éplorée ne le restera pas très longtemps, et l'on est curieux de voir si elle va effectivement se remarier, et si oui avec qui. Mais ce moment de suspens mit de côté, j'ai trouvé que le roman restait un peu plat. Une fois posée, l'intrigue stagne pendant assez longtemps et l'on se demande quel va être l'élément perturbateur qui va venir chambouler l'ordre établit. Cet élément est malheureusement assez prévisible à mon goût mais on l'accueille bien volontiers, ce roman réaliste manquant selon moi d'un peu d'action. Je m'attendais à un roman beaucoup plus exotique (le quotidien de l'amérique latine du 19e quoi) mais les quelques moeurs décrites ne diffèrent pas des moeurs européennes; à l'exception de la présence du thème de l'abolition de l'esclavage au Brésil, il me semble qu'il n'est question d'aucun particularisme local dans ce roman. Je dirais pour conclure que la fin était elle-aussi prévisible, et du coup je suis un peu restée sur ma faim.
C'était mon 1er roman sud-américain, et j'avoue que ce n'est pas franchement une culture qui m'intéresse. Je l'ai lu parce que son traducteur me l'a offert pour tout dire
Par ailleurs, je me suis laissée dire que la traduction française était de très mauvaise qualité....alors si par le plus grand des hasards quelqu'un parle portugais ici...

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