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 La neige en deuil d'Henri troyat

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Sorcière des haies
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Localisation : Le pays où l'ADSL n'existera jamais
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MessageSujet: La neige en deuil d'Henri troyat   Mar 9 Mai 2006 - 19:32

Ne connaissant Henri Troyat seulement de nom, j’ai acheté ce livre parce que j’ai été séduite par le titre. Vous l’aurez aisément compris, ce livre parle de montagne.

Courte biographie de l’auteur :
Henri Troyat naquit à Moscou, le 1er novembre 1911. Au moment de la révolution, son père, qui occupait une situation en vue dans le commerce, fut obligé de s’enfuir, et toute la famille entreprit un long exode qui le mena, tout enfant, de Moscou au Caucase (où ses parents possédaient une vaste propriété), du Caucase en Crimée, puis, par la mer Noire, à Constantinople, à Venise et enfin à Paris, où il arriva en 1920. Il fit toutes ses études en France, au lycée Pasteur, à Neuilly. Licencié en droit, il devint rédacteur à la préfecture de la Seine.
Entre-temps, ayant été naturalisé français, il partit pour accomplir son service militaire à Metz. Il se trouvait encore sous l’uniforme quand fut publié son premier roman, Faux jour. Ce livre obtint, en 1935, le Prix du Roman populiste.
Rendu à la vie civile, il entra à la préfecture de la Seine, au service des Budgets. Le temps que lui laissaient ses occupations administratives, il l’employait à écrire. Coup sur coup parurent en librairie : Le Vivier, Grandeur nature, La Clef de voûte. En 1938, le prix Max Barthou, décerné par l’Académie française, couronna l’ensemble de son œuvre. Cette même année, son nouveau roman, L’Araigne, reçut le prix Goncourt. Démobilisé en 1940, il se consacre entièrement à la littérature. Grand prix littéraire du Prince Pierre de Monaco (1952).
Il a été élu à l’Académie française le 21 mai 1959, au fauteuil de Claude Farrère (28e fauteuil).

Quatrième de couverture :



« Comment était-ce arrivé ? Quelles puissances obscures avaient conduit ces destins jusqu’à l’endroit prévu de toute éternité pour leur naufrage ?
Pourquoi Dieu avait-il voulu que ces hommes et ces femmes, partis des Indes, périssent sur la plus haute cime d’un pays qui leur était étranger ? »
Un avion s’écrase sur un pic neigeux et voilà que Marcellin entreprend le projet fou de l’escalader pour piller l’épave. Un grave accident de montagne a conduit Isaïe, son frère, à abandonner son métier de guide. Depuis les deux hommes mènent une existence austère dans un hameau, loin des plaisirs de la ville. Mais la cargaison et les bagages des passagers deviennent une promesse de richesses…

La Montagne de nouveau porteuse de mort, exacerbera les sentiments des deux frères et les leur dévoilera.

Mon avis :
Fabuleux, merveilleux, fantastique ! ! ! Ce livre se lit en 3h et du moment qu’on lit le premier mot, on ne peut refermer le livre qu’après avoir lu le dernier.
C’est pur, comme le personnage central de l’histoire, Isaïe ancien guide de haute-montagne qui rechausse ses crampons et ses piolets pour accompagner son jeune frère jusqu’à l’épave de l’avion et comme l’air de la montagne.
J’ai pris un grand bol frais d’émotions diverses.
Le livre se divise en deux parties. La première sur la vie primitive des paysans en montagne (la vie que mène désormais Isaïe et Marcellin ) et la deuxième sur l’alpinisme et le cran des guides et les dangers de la montagne.

La montagne n’est pas seulement un décor, sa présence infléchit le destin des hommes et le cours de l’action.
On plonge dans l’univers psychologique de l’alpinisme même si tout n’est pas très développé, on en comprend le principal.
Troyat a merveilleusement bien décrit cet univers austère, cru, dangereux et passionnant qu’est la haute-montagne.

On évolue tout le long du livre en compagnie de ces deux frères totalement différents autant par la différence d’âge (Isaïe est quinquagénaire, Marcellin tout juste trentenaire) que dans le caractère (Isaîe depuis son accident est enclin à diverses angoisses et passe pour l’idiot du village et Marcellin, le mauvais garçon qui veut réussir coûte que coûte, bouffé par l’ambition). On vit leurs disputes et la fidélité et l'amour de l’aîné pour son jeune frère.
C’est beau mais très cruel aussi.
Trois heures de bonheur où j'avais l'impression tour à tour d'être une paysanne des montagnes et de chausser les crampons et de me hisser tout en haut de ces pics abrupts !
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