AccueilAccueil  PortailPortail  CalendrierCalendrier  FAQFAQ  RechercherRechercher  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  

Partagez | 
 

 Carlo Goldoni - La locandiera

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
Linda
Big Admin absolue
Big Admin absolue
avatar

Nombre de messages : 1988
Age : 37
Localisation : Champigny sur Marne
Date d'inscription : 31/10/2004

MessageSujet: Carlo Goldoni - La locandiera   Lun 2 Oct 2006 - 13:19

L'auteur :

www.theatre-odeon.fr a écrit:
Né à Venise. Tour à tour fonctionnaire de la justice criminelle, directeur de théâtre, consul de Venise à Gênes, avocat à Pise. Il fait ses gammes dans tous les genres, tragédie, mélodrame, intermède bouffe, jusqu'en 1745 où il trouve sa voie : la comédie.
Il la situe dans une caricature de la vie quotidienne à Venise, la purifie de ses grossièretés traditionnelles, et rédige entièrement ses dialogues sans laisser de part à l'improvisation des acteurs.
En 1750 il expose dans Il Teatro comico les principes de sa réforme.
Dans Arlequin serviteur de deux maitres ( 1745), les comédiens sont encore masqués. Ses grandes comédies : La Locanderia (1753), Il Campiello (1756), La Villégiature (1761), Baroufe à Chioggia (1762), s'appuient sur le réalisme des situations, la peinture sociale, proches en cela des pièces de son aîné Marivaux.

En 1762 il crée Une des Dernières soirées de carnaval, métaphore du théâtre italien, de la commedia del arte.
La même année Goldoni doit s'exiler en France Il rejoint pendant deux ans la Comédie-Italienne. En Italie, il ne s'est pas imposé, se heurtant à la " contre-réforme " théâtrale de Carlo Gozzi. Il devient professeur d'italien à la Cour de Louis XV. Il rédige alors ses Mémoires, en français. La Révolution lui supprime sa pension : il mourra dans la misère.

A l'Odéon :
- Molière (1897)
- La Locanderia (1912)
Goldoni est révélé en France par Giorgio Strehler, en 1951 (Arlequin, déjà...), avec son Piccolo Teatro. Puis en 1956, au Festival de Paris, Visconti monte La Locanderia, en italien, de manière hyperréaliste. C'est un grand choc pour le public parisien. Goldoni devient une des grandes figures du théâtre populaire en France. Strehler dirige les comédiens de la Comédie-Française en 1978, pour La trilogie de la Villégiature, puis présente plusieurs pièces de Goldoni à l'Odéon, pendant sa direction du Théâtre de l'Europe (Il Campiello, Baroufe, Arlequin,...).

C'est dommage que mes cours soient si loin (autant dans ma mémoire que dans le fond de mes cartons), car il y a tellement de choses à dire sur Goldoni!
J'aimerais juste ajouter deux points à cette biographie : le fait de rédiger tous les dialogues est un grand changement, car le théâtre comique italien à ce moment là était surtout représenté par la Commedia dell'Arte, où l'écriture se résumait à ce qu'on appelait des canevas, autour desquelles les acteurs devaient improviser. Et puis en ce qui concerne l'opposition de Carlo Gozzi, ce dernier reprochait à Goldoni de considérer ce qu'il faisait comme un métier, et donc de recevoir un salaire en tant qu'auteur, autre révolution de la part de Goldoni, à cette époque dans son pays.

La locandiera :


Citation :
Quatrième de couverture
MIRANDOLINE, seule. Tous ceux qui descendent dans cette auberge s'amourachent de moi, oui tous, tous jouent les amoureux transis, et je ne compte plus tous ceux qui me proposent tout de go de les épouser. Et voilà ce Chevalier, cet ours mal léché, qui me traite sans ménagement ! [...] C'est l'ennemi des femmes ? Il ne peut les voir ? Pauvre fou ! Il n'a sans doute pas encore trouvé celle qui saura s'y prendre. Mais il la trouvera. Il la trouvera. Qui sait s'il ne l'a pas déjà trouvée ? C'est justement avec des individus comme lui que je me pique au jeu. Ceux qui me courent après ont vite fait de m'ennuyer. La noblesse, ça n'est pas pour moi. La richesse, je l'estime mais pas plus que ça. Tout mon plaisir consiste à me voir servie, courtisée, adorée. C'est là mon point faible, et c'est celui de presque toutes les femmes. Me marier ? Je n'y songe même pas! Je n'ai besoin de personne. Je vis honnêtement, et je savoure ma liberté. Je commerce avec tout le monde mais je ne m'éprends jamais de personne. J'entends bien me moquer de toutes ces caricatures d'amoureux transis et j'entends user de tout mon art pour vaincre, abattre et briser ces coeurs barbares et insensibles qui sont nos ennemis à nous autres femmes qui sommes ce que la bonne mère nature a produit de meilleur au monde.


Mon avis :

Je la conseille car elle est rapide à lire et fait souvent sourire. Elle permet de découvrir un auteur classique sans avoir l'impression de lire quelque chose d'inabordable, car malgré sa richesse cette pièce se lit très facilement.

_________________
[...]
Revenir en haut Aller en bas
 
Carlo Goldoni - La locandiera
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» Carlo Goldoni
» La maison de Carlo Goldoni
» Citroen Xsara WRC Monte Carlo 2004
» (VDS/ECH) HEUER Monte-Carlo Ref.542.717
» IRC Monte Carlo 2011

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Le Forum Des Lecteurs :: Forum Livre :: Théâtre-
Sauter vers: