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 Jean Claude IZZO - la trilogie de Fabio Montale

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Ga-L
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MessageSujet: Jean Claude IZZO - la trilogie de Fabio Montale   Ven 22 Juin 2007 - 10:16

Total Kheops, Chourmo et Solea constituent une trilogie marseillaise qui a pour personnage central Fabio Montale, un flic marginal qui, après une jeunesse délinquante, a rejoint la police.

Total Kheops : Montale va découvrir, à la suite de la mort de son ami Manu et l'assassinat d'une jeune Beur qu'il aimait, les relations étroites entre les truands de la région et les hommes politiques. Ecoeuré, il démissionne.
C'est un homme au chômage qui entame, dans Chourmo, une deuxième enquête. A la suite de l'assassinat de son neveu, Montale va se retrouver mêlé aux intégristes musulmans et au Front National.
Dans Solea, c'est une ancienne maîtresse, Babette, qui appelle Montale à son secours. La jeune femme est journaliste et mène une enquête sur la Mafia en Italie et en France. Elle est menacée de mort.

C'est une écriture brute, des phrases courtes, un langage cru, Izzo n'y va pas par quatre chemins, les mots font le même effet qu'une claque. C'est comme ça que j'aime les romans policiers.

Izzo est pour moi le Maître du roman policier français contemporain. Depuis, je n'ai jamais retrouvé la même tendresse pour un personnage de roman policier, sauf peut-être chez Fred Vargas.
Fabio Montale est le flic de mes rêves : un peu voyou, mais protecteur ; homme à femmes mais toujours attendrissant ; un passé trouble ; des copains d'enfance "à la vie, à la mort", un grand amour ("Lole, je ne l'avais pas vue grandir. Devenir femme. Puis je l'avais aimé") ; un peu trop impliqué dans son travail.
Je l'ai imaginé beau, mais pas trop. Heureusement, je l'ai vu avant que la trilogie ne soit adaptée à la télévision et au cinéma, j'avais pu laisser libre cours à mon imagination.

Bizarrement, Fabio Montale me fait penser à un autre flic de la littérature, que j'aime beaucoup, que j'ai aussi idéalisé : San-Antonio.
Les styles d'Izzo et de F. Dard sont différents, mais leurs personnages sont tous deux très charismatiques. On tombe facilement amoureuse d'eux.

Surtout Izzo a su me donner envie de voir Marseille. Un jour, je suis partie, seule, en week end à Marseille, avec pour seuls guides, les romans dans mon sac à dos.
Parce que Marseille, même gangrenée par la Mafia, par la violence, par les flics ripoux, Izzo l'aime et la célèbre, il l'a rend belle.

Longtemps, ces livres ont été mes livres de coeur. Aujourd'hui encore, je prends plaisir à lire certains passages.

Je finirai avec une critique de M.Abescat, parue dans Le Monde :
"Izzo, c'est d'abord cela. Une émotion fondamentale... Ce sentiment d'éternité et de fragilité. Une émotion universelle. La beauté du monde. Et l'idée de la mort...La plume aigüe mais aussi chaleureuse et fraternelle, Izzo exprime les doutes, les peurs et les angoisses de cette fin de siècle. Les repères qui basculent. L'incertitude de l'avenir. La violence impitoyable d'un monde de plus en plus dominé par la loi du plus fort. Le noir roman de la planète".

Y-a-t-il des inconditionnels d'Izzo, comme moi ?
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MessageSujet: Re: Jean Claude IZZO - la trilogie de Fabio Montale   Lun 20 Aoû 2007 - 16:54

MOI o14

Mais c'est normal, je suis née et j'ai habité Marseille jusqu'à il y a 2 ans, donc en me promenant dans ses bouquins... je me promène aussi dans ma ville.

Jean Claude Izzo c'est l'écrivain qui a redonné ses lettres de noblesse au polar marseillais, suivit depuis par Philippe Carrese et Réné Merle.

Jean-Claude Izzo, un pilier du "polar marseillais" par Sophie Huet.

MARSEILLE, 26 jan (AFP) - Marseillais jusqu'au bout de la plume, l'écrivain Jean-Claude Izzo, mort mercredi à 54 ans dans un hôpital de la cité phocéenne, était l'un des piliers du "polar-aïoli" qu'il déclinait comme une tragédie du réel sous le soleil de la Méditerranée.

Dans son dernier roman, "le Soleil des mourants" (Flammarion), best-seller de la fin de l'été, Rico, cadre dynamique devenu SDF, vient mourir à Marseille au bout d'une déchéance solitaire alliant alcool et chômage. Jean-Claude Izzo se savait rongé par un cancer du poumon en écrivant ces lignes. Pourtant, en ce début d'année, il avait dans la tête un autre livre qu'il allait se mettre à écrire, selon son amie et attachée de presse Marie-Christine Lemarchand.

La fulgurante carrière littéraire de cet ancien journaliste communiste a débuté il y a seulement cinq ans, avec "Total Khéops", qu'il publie dans la Série noire. C'est le premier roman d'une trilogie complétée par "Chourmo" (1996) et "Solea" (1998) et qui frise les 500.000 exemplaires.Les aventures de Fabio Montale, ancien flic gourmet et gauchiste qui rappelle le Pepe Carvalho de Montalban, plongent dans le Marseille du milieu, du FN, des trafics et la misère des cités, avec pour se rafraîchir les cabanons des Goudes, une gorgée de Lagavulin et le "pointu" (barque) pour aller à la pêche. "Total Khéops" et "Solea" vont être adaptés en série TV et des négociations sont en cours pour faire de "Chourmo" un long métrage, selon Gallimard."Le roman, pour moi, c'est le travail sur le réel", disait cet auteur qui s'inspirait beaucoup de la presse locale. A propos de l'émergence du FN à Vitrolles, il ajoutait: "J'estime, par fidélité à mon immigré de père, que j'ai un rôle à jouer dans le combat qui se prépare".Autodidacte, ce fils d'un barman italien et d'une couturière espagnole vivait de sa plume depuis deux ou trois ans. Dans les années 70, il était entré comme journaliste au quotidien communiste La Marseillaise, avant de "monter à Paris" pour y devenir rédacteur en chef du mensuel mutualiste Viva.

Grand bourlingueur, cet admirateur des auteurs sicilien Leonardo Sciascia et américain Jim Harrison a ensuite créé le festival Etonnants voyageurs à Saint-Malo, avec son ami Michel le Bris. Mais Marseille est toujours resté au coeur de son univers.Dans "les Marins perdus" (1997 - Flammarion), Jean-Claude Izzo met en scène des forçats de la mer échoués avec leur cargo, l'Aldébaran, dans le port de la Joliette, et leur errance entre les quais et les boîtes mal famées. L'âme à vif, il avait aussi publié un recueil de poèmes "L'aride des jours" (Editions du Ricochet).

Avec Philippe Carrese et François Thomazeau notamment, Jean-Claude Izzo, moustache drue et lunettes rondes, a lancé une école du "polar marseillais", mais détestait en être le porte-drapeau."On pensait que c'était par le biais de romans populaires qu'on pouvait faire connaître des situations, notamment sur la réalité sociale dans les quartiers nord de Marseille, dont personne ne parle autrement", se souvient Philippe Carrese, auteur de "Trois jours d'engatse". Izzo, dit-il, avait choisi le registre de "la tragédie grecque, très sombre"."Entre Pagnol et Izzo il n'y a quasiment rien eu à Marseille. Grâce à lui, des vocations sont nées, il a décomplexé les intellectuels marseillais", selon François Thomazeau, auteur de "la Faute à Dégun".

Divorcé et remarié il y a un an, Jean-Claude Izzo avait un fils. "Il part retrouver son héros préféré, Fabio Montale, ont déclaré ses proches dans un communiqué. Il est toujours là, à Marseille, pour refuser un monde sans promesse et s'allier pour toujours à la mer".


Bref... un homme à l'image de son héros Fabio Montale, qui a brulé la vie par les 2 bouts.

Les marseillais ont criés au scandale quand Alain Delon a repris le personnage ... et ils avaient bien raison o2 en revanche l'interprétation de Richard Borinhger a fait l'unanimité.
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