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 Bret Easton Ellis Lunar Park

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méline
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MessageSujet: Bret Easton Ellis Lunar Park   Sam 6 Déc 2008 - 20:36

Lunar Park

critique du site decitre:

Avec son humour détaché et sa virtuosité, Bret Easton Ellis se joue du mythe de l'écrivain et nous plonge dans un rêve halluciné et jubilatoire, tout à la fois une sorte d'autobiographie fictive, un récit fantasmagorique de la vie de banlieue aux Etats-Unis, un hommage aux films et à la littérature d'épouvante, un témoignage de la douleur d'un fils, un exorcisme et une réévaluation de sa vie et de son œuvre.

Résumé: (pas entièrement de mon cru)

Lunar Park est une auto fiction où le héros narrateur s'appelle Bret Easton Ellis et entreprend de nous raconter sa vie après la gloire, l'argent, les femmes, les hommes, la drogue, le succès de ses précédents romans, "moins que zéro", "Américan psycho"...Il tente enfin de s'assagir et de mener une vie "normale" , une femme, un enfant et une maison dans une banlieue chic. Or une série d'évènements inquiétants et inexpliqués viennent bientôt renverser ce fragile équilibre matèriel et mental ( même si il continue à prendre du xanax assez souvent).

Il pense que les madeleines de Proust sont des mandarines, que sa maison est hantée par le fantôme de son père et que celui-ci est peut-être aussi Patrick Bateman, le psychopathe tueur d'Américan psycho, que la moquette pousse dans le salon, qu'un pingouin en peluche "Terby" est vivant et lui veut du mal. Démons intérieurs liés à l'écriture.

On y croise d'innombrables parents et enfants plus paumés les uns que les autres. Une sensation saisissante d'angoisse, d'étouffement et de paranoïa plane sur le récit, une angoisse que les parents essaient de traiter en injectant à leurs enfants du "ritalin' un psychotrope et autres anxiolytiques en vogue au USA.

La paranoïa continue quand apparaît en parallèle une histoire de disparitions mystérieuses d'enfants et il est persuadé que son fils sait où sont ces enfants, qu'un massacre des innocents d'un genre nouveau est en cours, que Lunar park sera son dernier roman, bref une véritable psychose s'installe en lui et nous entraîne.

Il croyait pouvoir échapper à ses démons: Il lui faudra les combattre.

j'ai beaucoup apprécié ce roman car encore une fois je suis rentrée totalement dans l'histoire et j'ai partagé les peurs, les doutes et les angoisses de l'auteur et j'ai aussi passé mon temps à essayer de faire la part des choses entre l'autobiographie et la fiction.J'en suis ressortie un peu bancale.

le prochain que j'ai décidé de lire est "zombie", les critiques sont assez bonnes. Je vous en parlerai.
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Andromède
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MessageSujet: Re: Bret Easton Ellis Lunar Park   Lun 8 Déc 2008 - 22:30

Ce livre aussi est très intéressant.

J'ai globalement moins bien compris la visée de l'auteur que dans American psycho et il faudrait que je relise le roman.

Mais l'une des intentions de l'auteur est certainement de déstabiliser le lecteur (et peut-être aussi de montrer combien sa vie d'écrivain à succés l'a destabilisé) :
Spoiler:
 

En fait ce roman appartient un peu à tous les genres : autobiographie, thriller, horreur, gothique mais aussi comique et réaliste sous certains aspects. C'est ce qui le rend si original king .

Personnellement j'ai été complètement traumatisée par le Terby affraid Laughing .
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méline
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MessageSujet: Re: Bret Easton Ellis Lunar Park   Lun 8 Déc 2008 - 23:22

C'est certain que l'auteur a été déstabilisé par la célébrité, pour s'inventer une femme et un enfant et une maison en banlieue car tout ça fait parti de la fiction, à par peut-être pour l'enfant d'aprés ce qu'il se dit il en aurait un et aurait mit un temps fou et pas mal de procédure pour que la mère accepte qu'il le reconnaisse.

Mais du coup, ce roman nous déstabilise aussi. Je crois qu'il a écrit ce livre en partie pour lui, pour exorciser ses démons passés, son père, ses orgies, le drogue etc... il a voulu s'inventer une autre vie tout en nous racontant la sienne, celle qu'il était en train de vivre sur l'instant et qu'il n'aimait pas forcément.

A moi aussi Terby m'a beaucoup fait peur affraid

Si tu aimes Bret Easton Ellis il faut que tu lise "Zombies"

Résumé

Violence, drogue et sexe : l'univers exacerbé de Bret Easton Ellis dénonce la perte des valeurs sentimentales qui fait de nous des zombies.

Peinture des années 80 dans la bonne société de Los Angeles, Zombies annonce une fin de siècle déjantée qui verrait les sentiments humains déserter la planète. Portrait d'une génération qui ne peut même plus être perdue (il faudrait déjà qu'elle se trouve), le roman s'attache à suivre des personnages plus ou moins liés à un groupe d'amis étudiants. L'université et le surf en toile de fond, la musique très commerciale comme rythme sonore et des chapelets de marques de fringues, montres, lunettes de soleil, voitures, etc. balisent cet univers désincarné.
Si les gamins de Los Angeles sont ainsi des zombies, avec leur regard bleu et vide qui séduit car "on peut s'y perdre", c'est qu'ils sont les rejetons gâtés de richissimes producteurs de cinéma, agents immobiliers ou golden boys. Leurs parents leur achètent des Porsche ou des Jaguar, des Roleix et des costumes italiens pour faire passer la pilule d'une famille décomposée, où le père ne cache aucune de ses relations sexuelles et où les mères s'envoient leurs copains. Tout ce à quoi tout le monde rêve, ils peuvent se l'offrir. Seulement voilà : ils ne peuvent plus en rêver, l'ayant à porter de bourses. Rien ne les attire, rien ne les émeut, rien ne les motive. Ils ne cherchent qu'à obéir aux règles de leur société : discussions insipides, violence, drogue. C'est le procès de la société américaine, attaquée par l'auteur dans ce qu'elle a de plus clinquant : l'argent, le pouvoir et les produits de consommation. Monde pathétique comme les discussions qu'un père ne parvient pas à avoir avec son fils. Leur dialogue s'effiloche, le dégoût marquera seul le week-end passé ensemble à Hawaii. Pathétique également la bêtise d'une mère shootée au valium et incapable de faire preuve de la moindre volonté ; pathétique la présentatrice de journaux de télévision qui à force de vouloir épouser son époque finit par avoir autant d'épaisseur qu'une image.
On pourrait facilement être blasé de cet univers dont on croit déjà tout savoir mais Bret Easton Ellis joue remarquablement de l'ambiguïté. Roman social ou politique, Zombies ne passionnerait que les sociologues. Roman rock, comme le marketing aime présenter certains livres, il ne tiendrait pas ses presque trois cents pages. S'il y a de l'émotion, finalement, dans cette traversée nauséeuse des années quatre-vingt c'est bien parce que l'auteur parvient à montrer la violence qui s'impose là où les sentiments ont déserté. Un de ses personnages, Anne, arrive à L.A. et écrit à son ami de New York parce qu'elle l'aime ! Incongruité dans le roman qui va bientôt être résolue : la frénésie de la vie californienne va changer petit à petit la nature de la jeune fille et l'on assiste à cette métamorphose comme à une tragédie dont tout est écrit à l'avance et dont, pourtant, le scénario nous tient en haleine. Où se situe l'écrivain par rapport à ses propres personnages ? On aimerait qu'il soit plus proche d'Anne que des autres, mais la fascination qu'il semble ressentir pour ces dialogues répétitifs et lépreux le place de facto à l'intérieur de chaque protagoniste. D'où la force du livre. Et nous ne dirons rien de cette trouvaille de Bret Easton Ellis quant au titre même de son roman. Et si Zombies était un roman fantastique ? L'ambiguïté est souvent fascinante.
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Andromède
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MessageSujet: Re: Bret Easton Ellis Lunar Park   Jeu 18 Déc 2008 - 19:50

Ah, merci de ton conseil. Je n'avais pas osé m'attaquer à "Zombies" croyant retrouver le même type de livre que "Moins que zéro" que je n'ai pu terminer. La description de ce monde vide et creux de petis bourgeois en mal de sensation finit par lasser.
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