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 Rapport de police - Marie Darrieussecq

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Amelly
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MessageSujet: Rapport de police - Marie Darrieussecq   Lun 10 Mai 2010 - 10:39

Rapport de police. Accusations de plagiat et autres modes de surveillance de la fiction - Marie Darrieussecq



4e de couverture :

L'accusation de plagiat est peut-être l'archétype de l'accusation littéraire, une tentative de meurtre symbolique, qui réussit parfois. Ce Rapport de police étudie les attaques des dénonciateurs; et aussi, d'Apollinaire à Zola, de Freud à Mandelstam, de Daphné Du Maurier à Paul Celan, les réactions des accusés.

La plagiomnie - la calomnie plagiaire - manifeste une surveillance de la fiction, qui passe par la notion de crime, voire de blasphème, et pose la question du sacré en littérature.

C'est cette surveillance, qui vaut pour toute écriture non appropriée, dont est retracée ici la longue histoire, de Platon au goulag.

Biographie de l'auteur (merci wikipédia : http://fr.wikipedia.org/wiki/Marie_Darrieussecq)

Marie Darrieussecq est née le 3 janvier 1969. Elle a été élevée dans un petit village du Pays basque.

Après de brillantes études de lettres, Darrieussecq publie son premier roman, Truismes, en septembre 1996. Elle l'a écrit pendant qu'elle finissait son doctorat et qu'elle était chargée de cours à l'université Lille 3. Paul Otchakovsky-Laurens l'a publié ainsi que tous ses autres textes.

Elle a apporté son soutien à Ségolène Royal pendant la campagne présidentielle de 2007.

Marie Darrieussecq est aussi psychanalyste.

Depuis 2001, elle est marraine du Réseau DES France, une association d'aide et d'information aux victimes du Distilbène et aux parents d'enfants nés prématurés à cause de cette hormone de synthèse.

Depuis janvier 2007, elle est aussi marraine de l'association Bibliothèques sans frontières, une jeune ONG qui vise à faciliter l'accès au savoir dans les pays en développement.

En 1998, l'écrivain Marie NDiaye l'accuse de la « singer ». En 2007, c'est Camille Laurens qui porte l'accusation de « plagiat psychique » contre Marie Darrieussecq.

Marie Darrieussecq a suivi les cours du lycée Cassin à Bayonne où en 1986 elle a reçu son Bac de lettres. Puis de 1988 à 1990, elle continue ses études en hypokhâgne et khâgne B/L au lycée Michel Montaigne de Bordeaux. Elle est entrée à L’École normale supérieure de la rue d'Ulm à Paris en 1990. Elle reçoit son agrégation de lettres modernes en 1992, au sixième rang. Elle poursuit ses études de lettres à la Nouvelle Sorbonne (Paris III) et Jussieu (Paris VII). En 1997, elle soutient sa thèse « Autofiction et ironie tragique chez Georges Perec, Michel Leiris, Serge Doubrovsky, et Hervé Guibert » sous la direction de Francis Marmande.

En parlant de ses influences scolaires, Marie se contente de déclarer : « Je me méfie des leçons de l’école ou de la vie…C’est surtout la psychanalyse, très différente d’une "leçon" qui m’a rendue à ma propre liberté. »

Bibliographie :

1996 : Truismes, Paris : POL
1997 : "Joyeux Noël, Emmanuel !", dans Dix, recueil de nouvelles collectif, Paris : Grasset / Les Inrockuptibles
1998 : Naissance des fantômes, Paris : POL
1999 : Le Mal de mer, Paris : POL
1999 : Précisions sur les vagues, Paris : POL
2001 : Bref séjour chez les vivants, Paris : POL
2002 : Le Bébé, Paris : POL
2003 : White, Paris : POL
2004 : Claire dans la forêt suivi de Penthésilée, premier combat, Paris : Editions des Femmes
2005 : Le Pays, Paris : POL,
2007 : Tom est mort, Paris : POL
2008 : Tristes Pontiques, traduction d'un texte d'Ovide, Paris : POL
2009 : Le Musée de la mer, Paris : POL
2010 : Rapport de police : Accusations de plagiat et autres modes de surveillance de la fiction, Paris : POL, janvier

Mon avis :

Alors c'est bien simple, j'ai adoré ce livre ! Au départ c'est une sorte de règlement de compte, en tout cas la réponse de Marie Darrieussecq aux accusations de plagiat dont elle a été victime de la part de Marie N'Diaye et Camille Laurens.

Entretien dans Les Inrocks au sujet de son livre : http://www.lesinrocks.com/actualite/actu-article/t/1263020400/article/marie-darrieussecq-laccusation-de-plagiat-est-une-mise-a-mort/

Il ne prétend pas faire un historique exhaustif du plagiat en littérature, mais nous livre des exemples très divers, issu de ses auteurs préférés (Celan, Mandelstam,...). Marie Darrieussecq nous montre que les accusations de plagiat ne sont pas des accusations anodines (cela aurait mené Paul Celan au suicide) et s'interroge sur la notion de propriété en littérature. L'auteur est-il propriétaire de ses phrases, de ses idées ? A partir de quand peut-on parler de plagiat ? Et par extension à se demander : qu'est-ce, au fond, que la littérature ?

"Si l'on cherche à modéliser la surveillance littéraire, il n'y eut rien de pire que la pression subie par les écrivains soviétiques" (page 205).

J'ai beaucoup apprécié que ses exemples soient très divers (de l'Antiquité au 20e siècle). Le chapitre qui m'a le plus intéressé est celui où elle évoque l'accusation de plagiat comme mode de surveillance littéraire (et politique) en ex-URSS. C'était une dimension qui m'était inconnue car jamais évoquée à l'école, le fait que sous Staline l'édition, et donc la surveillance littéraire étaittrès étroitement liées au Parti. On voulait désavouer un écrivain ? Il n'y avait qu'à l'accuser de plagiat ! Et HOP, direction goulag. Beaucoup d'écrivains, parce qu'ils n'écrivaient pas de "réalisme socialiste" à la gloire du régime, étaient surveillés jour et nuit; on volait leurs manuscrits lorsqu'ils étaient absents, pour pouvoir mieux les accuser de trahison à la nation ensuite. Cette citation résume bien la situation de ses écrivains :

" Les hommes pourvus d'une voix étaient soumis à la plus ignoble des tortures, écrit Nadejda. On leur arrachait la langue et, avec le moignon qui leur restait, ils devaient chanter les louanges du tyran" (page 218).

Ce chapitre m'a également fait découvrir des noms de la littérature russe qui m'étaient jusqu'alors inconnus.
Un livre qui se lit très bien et qui est aussi intéressant qu'il est agréable à lire Smile , et qui met une pierre supplémentaire à l'édifice de la réflexion sur une éventuelle limite des droits des écrivains, et sur la littérature en général.
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