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 Un Roman français - Frédéric Beigbeder

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Amelly
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MessageSujet: Un Roman français - Frédéric Beigbeder   Sam 6 Aoû 2011 - 13:57

Un Roman français - Frédéric Beigbeder



4e de couverture :

C’est l’histoire d’un grand frère qui a tout fait pour ne pas ressembler à ses parents, et d’un cadet qui a tout fait pour ne pas ressembler à son grand frère. C’est l’histoire d’un garçon mélancolique parce qu’il a grandi dans un pays suicidé, élevé par des parents déprimés par l’échec de leur mariage. C’est l’histoire d’un pays qui a réussi à perdre deux guerres en faisant croire qu’il les avait gagnées […]. C’est l’histoire d’une humanité nouvelle, ou comment des catholiques monarchistes sont devenus des capitalistes mondialisés. Telle est la vie que j’ai vécue : un roman français. F. B.

Courte biographie : http://fr.wikipedia.org/wiki/Fr%C3%A9d%C3%A9ric_Beigbeder et http://www.beigbeder.net/pages/actualites.php

Frédéric Beigbeder (né le 21 septembre 1965 à Neuilly-sur-Seine) est un écrivain et critique littéraire français. Il a obtenu en 2003 le Prix Interallié pour Windows on the World et en 2009, le Prix Renaudot pour son livre Un roman français. Il est le créateur du Prix de Flore, dont il préside le jury, du Prix Sade et de la revue Bordel.

Sa mère, Christine de Chasteigner est traductrice de romans à l'eau de rose (les romans de Barbara Cartland entre autres), son père, Jean-Michel Beigbeder, d'origine béarnaise, est chasseur de têtes. Au divorce de ses parents, il a 3 ans. Il vivra avec sa mère et son frère, Charles.

Il entre la première fois chez Castel alors qu’il a peine 12 ans. Ainsi commence sa vie de fêtard. Il a une scolarité normale dans les lycées Montaigne et Louis le Grand. Ensuite, il intègre Sciences-Po et le Celsa ou il obtient un DESS en marketing et publicité.

En parallèle à ses études, il organise des fêtes avec ses amis du Caca's Club. On compte dans le groupe de ses amis noceurs, le comédien Édouard Baer, le musicien et écrivain Bruno de Stabenrath, l’homme politique Jean-François Copé, Emmanuel de Brantes et bien d’autres. Pendant ces années, il est aussi chroniqueur littéraire et mondain.

Son premier roman est publié en 1990, il a alors 24 ans, il le nommera "Mémoires d’un jeune homme dérangé". En 1991, Philippe Michel, après avoir lu ce premier roman, l’embauche comme concepteur/rédacteur dans l’agence de pub CLM-BBDO.

Il a créé, en 1994, le "Prix de flore" du nom du célèbre café de Saint-Germain-des-Prés à Paris. Ce prix est doté de 6000 euros ainsi que la possibilité quotidienne pour le lauréat de se faire servir du Pouilly-fuissé, au Café Flore, dans un verre gravé à son nom et cela pendant un an. Ce prix automnal récompense chaque année un jeune auteur français au talent prometteur.

Frédéric Beigbeder est un personnage très controversé et contradictoire. Ce dandy aime son personnage et en même temps, il n'hésite pas à se critiquer dans ses auto-fictions. Il dénonce un système, la publicité, mais il y est resté 10 ans. Pour la présidentielle de 2002, le bourgeois de Neuilly devient conseiller du communiste Robert Hue.

L’auteur de "L’amour dure trois ans" a été marié et divorcé à deux reprises. Il est le père de Chloé, née en 1999. Son frère, Charles Beigbeder, après avoir créé puis revendu la société de courtage en ligne Selfltrade, a fondé le premier opérateur d'électricité indépendant en France Poweo.

En 2002, Warner lui propose de concocter sa propre compilation, qui sortira sous le titre "La Bande Originale de ma jeunesse".

Il a été éditeur chez Flammarion de 2003 à 2006. Pendant ces trois années, il a publié quelque 25 romans. Le premier de cette série était "Une fièvre impossible à négocier" de Lola Lafon, le dernier "L'homme qui marchait avec une balle dans la tête" de Philippe Pollet-Villard. Parmi les autres auteurs publiés, il y a eu Pierre Mérot, Simon Liberati, Paul Jimenes, Guillaume Dustan et Bénédicte Martin, entre autres. Il y a aussi parrainé la création de la revue littéraire Bordel et sauvé L’Atelier du Roman.

Mon avis :

Je vais (une fois de plus, décidément faudrait pas que ça devienne une habitude !) faire quelque chose de honteux : vous copier/coller une critique trouvée dans "Les Inrocks" et qui colle pas mal à ce que je pense du livre. Globalement je serais quand même moins sévère : j'ai été très agréablement surprise après avoir lu 99 francs, que je n'avais pas aimé. Ça se lit bien, j'ai donc passé un bon moment de lecture Smile


Frédéric Beigbeder tombe le masque du cynique tête-à-claques pour aborder de front son enfance et son adolescence dans Un roman Français. Un livre qui sort entouré d'une polémique sur la censure de trois pages.
--> http://www.lesinrocks.com/actualite/actu-article/t/39956/date/2009-08-18/article/le-roman-francais-de-beigbeder-aussi-touchant-quagacant/
Le Beigbeder nouveau arrive en librairie cette semaine déjà auréolé de scandale, autant dire de publicité : trois pages en auraient été censurées, pourtant présentes dans le livre reçu par les journalistes avant l’été. Grasset, craignant les foudres de Jean-Claude Marin, procureur de la République, aurait demandé à l’auteur de supprimer les pages le concernant… Autocensure ?


Tentative d’intimidation venue de l’Elysée ? Au coeur d’Un roman français, la garde à vue de Frédéric Beigbeder en janvier 2008, alors qu’il vient de se faire arrêter tandis qu’il se repoudrait le nez sur le capot d’une voiture : Jean- Claude Marin prolonge alors sa détention de vingt-quatre heures, arbitrairement, pour
faire de lui un “exemple”, s’agissant d’un “pipole”. “Personne ne parle jamais de Jean- Claude Marin. Normal : c’est chiant d’être Jean- Claude Marin. Physiquement, Jean-Claude Marin ressemble à Alban Ceray (l’acteur porno) mais sa vie est moins rigolote. Jean-Claude Marin demande des compléments d’information ou des enquêtes préliminaires, fait appel des jugements, oublie de saisir les juges d’instruction, prononce des non-lieux (affaire des frégates de Taiwan), ou classe les dossiers sans suite. Jean- Claude Marin fait preuve d’une incroyable docilité et, comme tous les gens qui s’écrasent devant les plus forts, il se rattrape sur les plus petits. Il faut savoir que Jean-Claude Marin peut détruire la vie de n’importe quel habitant de la capitale de la France. Cette page est de loin la plus dangereuse que j’aie jamais écrite de ma vie. S’il est agacé, Jean-Claude Marin peut envoyer une escouade de flics chez moi ou chez Grasset quand il veut.”


Si ce sont ces phrases qui ont été supprimées (n’ayant pas reçu la version qui aurait été remaniée, nous nous permettrons de citer celle que nous avons entre les mains pour travailler), cela pose deux problèmes. D’abord, les meilleures pages du livre n’y seraient plus, ensuite, cette autocensure créerait un précédent : la littérature doit-elle ainsi, ou devra-t-elle désormais, s’écraser devant un magistrat ou un homme politique, alors que nous vivons pourtant en démocratie ?


En d’autres temps, bien plus dangereux, les grands-parents aristos et de droite de l’auteur eurent pourtant autrement plus de courage, et de panache, en sauvant des familles juives et en les cachant chez eux durant la guerre, apprend-on dans Un roman français. C’est peut-être ce courage qui manque à Frédéric Beigbeder pour devenir un véritable écrivain, et c’est d’autant plus regrettable qu’il s’en approche dans ce texte plus sobre, plus tenu et maîtrisé que les précédents, où il tombe le masque du petit con frimeur pour aborder sa généalogie à particule de front, en passant par le divorce de ses parents (les passages les plus justes, les plus touchants) et l’interrogation de sa différence avec son frère qui baigne dans la réussite et la stabilité, alors que lui se retrouve en garde à vue à 40 ans passés.


Un roman français parvient à être émouvant, mais comme si l’auteur ne pouvait s’en empêcher, irritant aussi – sa joute “littéraire” avec un policier, d’un grotesque inouï, des formules puériles, sa façon de poser en Cosette, un brin complaisante, comme autant de résidus du Beigbeder ancienne manière. Car finalement, tout ne va pas si mal, non ?
Sa façon aussi, tirée par les cheveux, de faire de son parcours un pur produit de la société française et de ses bouleversements sociétaux post-68, comme pour mieux se donner de l’importance – mais ne peut-on pas tous en dire autant ? Et puis si Beigbeder a laissé tomber les déguisements des “rebelles” new-yorkais à la Jay McInerney et Bret Easton Ellis, il n’en reste pas moins sous influence : disons que si celle d’Annie Ernaux (qu’il cite) lui va mieux, elle est toutefois trop visible pour ne pas en devenir gênante (longue liste des gimmicks de chaque décennie, comme dans Les Années).


C’est au fond davantage à la généalogie d’une schizophrénie qu’on assiste : venir de la haute mais vouloir se montrer rebelle, se la jouer trash puis s’étonner d’être arrêté, se dire français mais avoir passé son temps à singer les Américains, être blessé et sensible, mais n’avoir jusque-là écrit que des romans cyniques, détester l’exhibitionnisme autobiographique, mais écrire un texte sur soi… Être fier de venir d’une famille qui a risqué sa vie pour sauver des Juifs, mais craindre aujourd’hui la petite éventualité d’un procès. Un symptôme français ?


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Alinoé
Kukul L'Orangine des îles farouches
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MessageSujet: Re: Un Roman français - Frédéric Beigbeder   Dim 7 Aoû 2011 - 20:47

Je n'ai lu que ce livre de Beigbeder, et si j'ai trouvé l'évocation de l'enfance intéressante, son côté frimeur m'a agacée. J'avais été attirée par une vision de l'histoire de France, mais je ne me souviens plus si cette vision a dépassé le cadre de l'histoire familiale.
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