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 La vie est brève et le désir sans fin - Patrick Lapeyre

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Amelly
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MessageSujet: La vie est brève et le désir sans fin - Patrick Lapeyre   Sam 3 Sep 2011 - 20:20

La vie est brève et le désir sans fin - Patrick Lapeyre


4e de couverture :

Nora n'aurait jamais dû revenir à Paris. Jamais. Mais elle est comme ça. Elle croit toujours que le temps est réversible. Donc elle est revenue.
Oh! Louis, I've missed you so much, so much, lui a-t'elle dit.
Et il en a perdu la parole.

Résumé : http://www.pol-editeur.com/index.php?spec=livre&ISBN=978-2-8180-0603-0

La vie est brève et le désir sans fin est un livre sur les affres de l’amour, vues du point de vue masculin. Il met en scène deux hommes, l’un marié, à Paris, l’autre pas, à Londres, tous les deux amoureux de la même femme, assez énigmatique, et qui va de l’un à l’autre. Il y a celui qui hésite, et celui qui attend, tous les deux souffrent.
Comment choisir ? Qui choisir ? Ce roman est l’histoire d’une inépuisable et inéluctable souffrance amoureuse plus forte que tout [...].

Biographie de l'auteur : http://fr.wikipedia.org/wiki/Patrick_Lapeyre

Patrick Lapeyre, né en juin 1949 à Paris, est un écrivain français.

Après une hypokhâgne et une khâgne au lycée Henri-IV à la fin des années 1960, Patrick Lapeyre poursuit des études de lettres modernes à la Sorbonne et devient professeur dans divers lycées de la région parisienne. Depuis quelques années, il enseigne au lycée Victor-Hugo à Paris. Il commence sa carrière littéraire par la publication, en 1984, de Le Corps inflammable puis publie ensuite La Lenteur de l'avenir en 1987, Ludo & Compagnie en 1991, Welcome to Paris en 1994, Sissy, c'est moi en 1998, L'Homme-sœur en 2004 qui obtient le prix du Livre Inter et, en 2010, La vie est brève et le désir sans fin qui obtient le prix Femina. Ce dernier roman évoque la dialectique de la grâce et de la souffrance dans une succession d'états sensoriels et poétiques, avec une structure répétitive d'essence quasi-musicale.

D'une écriture mi-douce mi-amère, ses textes laissent une impression indéfinissable de légèreté et de malaise. Par petites touches insensibles, le romancier excelle à créer une atmosphère où le réel le dispute à l'onirique. Il entretient également une relation particulière avec son lecteur qui est souvent complice, en jouant en permanence sur un humour distancié et élégamment maîtrisé virant parfois à l'ironie indulgente. C'est le travail d'un aquarelliste de l'improbable ou d'un poète sociologue des petits riens.

Ses romans sont tous publiés chez P.O.L.

Patrick Lapeyre a deux filles, Constance (1996) et Jeanne (1999).

Bibliographie :

2010 : La vie est brève et le désir sans fin (Prix Fémina 2010).
2004 : L'Homme-sœur (prix du Livre Inter 2004)
1998 : Sissy, c'est moi
1994 : Welcome to Paris
1991 : Ludo et compagnie
1987 : La Lenteur de l'avenir
1984 : Le Corps inflammable

Mon avis :

Ce livre a été encensé unanimement (?) par la critique à sa sortie il y a tout juste un an. Je ne pense pas non plus que ce soit un mauvais livre; pourtant j'ai trouvé cette lecture globalement assez déprimante et pessimiste.
Deux hommes tournent donc autour de Nora : Louis Blériot, parisien marié, et Murphy, trader américain travaillant à Londres.
Le personnage de Blériot m'a profondément déprimée, et m'aurait presque ennuyée. C'est la mollesse incarnée, le désir de néant personnifié. Incapable de quitter ni sa femme, ni Nora, incapable de dire s'il les aime, ce qu'il a envie de faire et ce qu'il espère de la vie. Il travaille peu, passe son temps à emprunter de l'argent à ses parents (qui ne semblent pas l'intéresser par ailleurs, alors qu'ils vivent un véritable drame domestique) ou à son ami Léonard sans éprouver le moindre scrupule, est souvent décrit comme recherchant toute forme d' "absence" pour échapper aux difficultés qui font partie de la vie. Soit il fixe un point dans l'espace sans plus penser à rien, soit il est décrit allongé sur un lit ou dormant (il serait intéressant de calculer le temps que ce personnage passe à dormir). Et quand il n'arrive pas à dormir naturellement, il dort sous valium.

Nora, elle, passe d'un homme à un autre sans aucun scrupule. Elle disparaît du jour au lendemain sans crier gare ni donner d'explication, puis revient un beau jour sans plus d'explication, ni mot d'excuse. Elle me paraît incroyablement égoïste, inconstante et menteuse. De plus, bien qu'elle soit plus consistante que Blériot, elle n'est pas très loin du néant elle non plus (qui suis-je ? où vais-je ? de quoi ai-je envie ?). Les scènes d'amour entre Blériot et elle sont toutes calquées sur le même modèle (on boit du vin, blanc, on regarde par la fenêtre, on fait l'amour), et ils n'ont pas l'air d'avoir des conversations approfondies.
Que savent-ils l'un de l'autre ? Et s'aiment-ils ?

Murphy est le seul dans l'histoire qui ait une consistance (et qui travaille !). Il semble cultivé, a une existence rangée hormis le fait qu'il n'arrive pas tout à fait à arrêter d'attendre Nora. Il est le seul des trois envers qui j'ai eu un peu de compassion.

J'ai trouvé, à titre personnel, ce livre très pessimiste à cause de ce qu'il nous dit sur l'amour, le mariage, et le sens de la vie. Je pense que la vie peut-être plus riche et plus intéressante que ce que ce roman nous donne à voir, et qu'aimer vraiment quelqu'un ce n'est pas se promener/boire du vin/faire l'amour etc etc. Car quid de la psychologie, de la personnalité des personnages dans ce livre ?? Pour ma part, je trouve Blériot et Nora à peine ébauchés, et j'avoue avoir au fil du livre carrément détesté ces personnages.
Beaucoup de critiques ont trouvé qu'à cause de toutes ces caractéristiques il s'agissait là d'un roman tout à fait contemporain, et c'est en un sens vrai, mais je suis révoltée par le fait que l'on accepte l'idée que la contemporanéité c'est ce qui est vide, le non-sens, le désir de néant. En somme, la célébration du vide.
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