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 Murakami Ryû

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Linda
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MessageSujet: Murakami Ryû   Sam 19 Mar 2005 - 18:12

Après quelques recherches sur le net je n’ai pas appris grand-chose sur cet auteur…
Voici une des biographies les plus longues que j’ai réussi à trouver (sur livres-online.com) :

Citation :
Auteur japonais né en 1952
Né en 1952 à Sasebo (près d’une base américaine), Ryû Murakami est parti étudier aux beaux-arts de Tokyo et a vécu à Fussa (de nouveau près d’une base de l’US Army).
Il a publié son premier roman, "Bleu presque transparent", en 1976 (prix Akutagawa). Il passe une partie de son temps aux Etats-Unis.
Il a réalisé plusieurs films. Son film le plus connu est "Tokyo décadence", oeuvre primée au festival de Toronto en 1992.
C’est assez bref comme vous pouvez le voir…

Par contre il semblerait que je n’ai pas choisi, comme première lecture de Murakami Ryû, le livre qui le caractérise le plus. Ses romans sont généralement beaucoup plus noirs, plus durs, je vous laisse le découvrir ICI, car n’ayant pas encore lu ses autres titres je ne peux pas vous en parler.


1969 :

Je dirais que ce petit roman est ma découverte "petit coup de cœur" de ce début d’année o21
L’histoire se passe au Japon mais elle parait si proche de l’occident ! Je n’ai pas connu les années soixante, mais l’idée que je m’en fais, je l’ai retrouvé dans ce livre : une époque d’insouciance, encore sous l’autorité de "l’ancienne génération", des traditions, avec ses moutons, comme toujours, mais aussi ces jeunes qui veulent tout bouleverser, certains pour des causes réelles, mais d’autres ne sachant même pas pourquoi, ou juste pour les filles et la fête…
Ce bouquin se lit très vite, il est frais, et comporte pas mal d’humour. Murakami nous relate une année d’un adolescent de 17 ans, et on ressent dans son écriture un mélange de tendresse, et de dérision surtout !


Je vous recopie ici une partie de la quatrième de couverture :

"Rompant avec ses sombres tonalités habituelles, Murakami raconte ses souvenirs de lycéens en cette belle année 1969, quand la jeunesse lisait Rimbaud en écoutant Iron Butterfly, en rêvant de révolution et de filles. Sous la forme d’un bréviaire ironique de la culture pop des années soixante, il décrit les péripéties d’une adolescence mouvementée allant toujours à l’essentiel : le désir, la révolte, l’amour.
"Je n’ai pas renoncé au rêve d’un fête qui n’aurait pas de fin" "


Murakami Ryû, 1969, Picquier poche, prix éditeur 7€.

_________________
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shenzy
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MessageSujet: Bleu presque transparent de Ryû Murakami - 1969   Jeu 11 Aoû 2005 - 13:16

Ryû Murakami ,à ne pas confondre avec Haruki Murakami dont on a deja parlé ICI , est un auteur très particulier dans le sens ou sa forme d'écriture plait ou ne plait pas.
Effectivement pour commencer tu n'as pas pris le plus simple ...
Je pense qu'a lire R Murakami il vaut mieux commencer par le début c'est à dire par "Bleu presque transparent" qui a eu le prix Akutagawa (à peu prés l'équivalent de notre prix Goncourt au Japon).
En 1997, le magazine américain Time a cité l’auteur parmi les 11 personnalités susceptibles de révolutionner le Japon.


Contrairement à Haruki Murakami qui évolue dans un monde un peu entre le réel et le fantastique, doux et merveilleux chez Ryû Murakami on est dans le monde noir de la drogue , du sexe, de la violence, de l'errance, un monde sans avenir, le no future , il me fait penser dans ses descriptions à Marilyn Manson ou ses personnages vont dans des extrêmes pour trouver un minimum de vie, sous effets de drogues en tout genre, de sexe , d'orgies, de relation SM, de prostitution ou humiliation mais tout est en extrême.
Il nous montre au travers de ses livres un coté du japon qu'on ne voit jamais.

Dans "Bleu presque transparent" (peut être un brin autobiographique) on découvre au début des années 70, aux environ de Tokyo, la vie de Ryû, Okinawa, Reyko, Kazuo, Yoshiyama, Mako, Lili et d’autres, jeunes japonais désœuvrés, qui se sentent exister uniquement au travers de leurs expériences « stupéfiantes », qu’ils se payent bien souvent en vendant leurs corps aux « braves soldats ricains » de la base militaire avoisinante.
On revit une partie de cette jeunesse qui a vécu la révolution de 68 avec la libération de tout principe et qui se perd et se cherche sur des airs des "Doors"(sauf qu'au japon la culture et la tradition ne sont pas les mêmes que chez nous et pour un pays si respectueux des règles...)

Citation :
Bleu presque transparent relate, en une succession de courts chapitres, quelques journées dans la vie d'un groupe d'adolescents. Journées ou plutôt nuits vides d'espoir d'une " génération perdue " et désillusionnée qui s'abîme dans la destruction. Sexe, drogue, musique, violence... le tableau serait d'une banale désespérance s'il n'y avait ce mélange de distance quasi clinique et d'infinie générosité dans le regard porté sur les personnages. Dans Tôkyô oppressante et triste, Ryû, Kei, Okinawa payent, dans leur corps qu'ils ruinent avec constance, l'absence d'âme d'une société. Et leur déchéance possède la couleur du bleu presque transparent de la pureté.

Il a une forme d'écriture qui peut paraître parfois vide de sens parfois dans certains romans (par exemple dans ecstasy) un peu comme camus dans l'étranger, avec des moment très flous ou laissant le choix au lecteur.

Les bébés de la consigne automatique :
A mon goût le seul Murakami qui soit plus un roman ou du moins un roman abouti.
En fait c'est mon préféré .Il nous raconte la vie de deux enfants japonais, Kiku et Hashi. Ayant été abandonnes des leur naissance par leur mère dans un casier de consigne de gare, ils ne se remettront jamais totalement du traumatisme subi.
. Adoptés par un couple vivant sur une île, ils sont à la recherche de leur identité profonde, sujets de troubles nerveux et psychiques.
Puis ils s'abandonneront à la vie fugueuse qui les entrainera dans les bas-fonds de Tokyo, où Hashi, le plus faible se prostitue avant de devenir un chanteur rock adulé, tandis que Kiku, champion de saut à la perche, se retrouve en prison pour meurtre et recherche le pouvoir démoniaque et destructeur de la Datura. Hashi finira par errer dans la ville, entouré de gratte-ciels, cherchant la chanson de sa vie...

Murakami nous dépeint ici une vision sinistre du Japon, et porte un regard noir et haineux sur notre monde matérialiste. C’est un livre d'une extrème violence morale et psychique, malsaine à souhait avec des personnages attachants par leur côté atypique et leur intelligence se melant à la folie mais ce livre est une pure merveille.
Par contre Murakami est à ne pas laissé entre toutes les mains…

_________________
"Après avoir étudié la condition des femmes dans tous les temps et dans tous les pays, je suis arrivé à la conclusion qu'au lieu de leur dire bonjour, on devrait leur dire pardon"

Alfred de Vigny


Dernière édition par le Mer 8 Mar 2006 - 16:46, édité 3 fois
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Logan
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MessageSujet: Les bébes de la consigne automatique - Murakami Ryû   Jeu 20 Oct 2005 - 11:27

"les bébés de la consigne automatique"
(titre original: coins locker babies)
de Murakami Ryû

Il fait chaud, très chaud, trop chaud. C'est l'été.
Imaginez vous, enfermé dans une consigne de gare, du talc sur le corps à cause d'un eczéma qui vous démange. Tout autour de vous, des pétales de bougainvillées comme bouquet funèbre, le bruit des passants, les chiens qui aboient (mais la caravane s'obstine à ne pas passer), une odeur acide qui vous remonte jusqu'au narines, tournant la tête et le coeur... je suis hashi.

Dans une boîte en guise de chambre mortuaire, au milieu de livres de broderies, sauvé par mes cris de nouveaux nés, des braillements aigus, c'est dans une consigne automatique que je naquit une seconde fois. Appelez moi Kiku.

Cette année là, seuls ces deux garçons survécurent à la chaleur et à l'enfermement, c'est ici que commebce leur histoire.

Ce roman suit en parallèle la vie de ces deux frères, destinés à revivre sans cesse le traumatisme de leur enfance, narrant comment des enfants purs, sensibles et malchanceux, passent du statut de victimes à celui de bourreaux.

A 17 ans, Hashi vit à l'ilôt de la drogue. "Aidé" par un homosexuel quinquagénaire amateur de gras de porc et de jeunes talents, il devient un chanteur de rock.

Quant à Kiku, champion de saut à la perche, qui voulant sauver son frère, se retrouve en prison pour parricide. k3

Entre datura et gavial géant, petits anges et sang, NIva l'agent de production à la peau flasque et Anémone jeune manequin poursuivant le rêve de noyer Tokyo; se joue une histoire mêlant l'horreur à l'humour, le comique au dramatique.

Les héros de murakami ne se suicident plus, ils assassinent! Twisted Evil

On apprend qu'écouter les battements de coeur d'un moineau ou d'un enfant (idem!)peuvent calmer un "psychopate" et que vouloir tuer un homme mangeant des nouilles chinoises, n'est pas forcément recommandé pour les chemisiers en soie des chauffeurs de taxi! Mr. Green

ps: désolée, je n'ai pas d'extrait....
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Logan
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MessageSujet: lignes- Ryû Murakami   Jeu 20 Oct 2005 - 11:41

Excuse moi Shenzy, je n'avais pas vu ton atricle sur "les bébés de la consigne automatique".... j'aurais put le mettre à la suite du tien.
edit jonkalak: voilà qui est fait. J'ai fusionné ton sujet dans ce sujet.

C'est aussi mon préféré même si "Lignes" est pas mal aussi.
"Lignes" met en liaison la vie de plusieurs personnes completement pommée, ne recherchant rien de particulier... une fille de club sadomachosiste, une autre lisant dans des cables de magnétoscopes, un photographe pour calendrier qui "s'amuse une fois " par mois avec une fille du club S.M qui a entendu parlé d'une filel qui lisait dans des cables.... bref, la vie de ces personnes se rejoint en permance même si aucune d'elles ne se connaissent.
Comme tous les livres de MUrakami Ryû(mis à part 1969), c'est mots (maux?) sont d'une extreme violence.
Du genre: Allez viens ici que je te tire un coup de stun gun dans le cou(décharge électrique) et qu'ensuite je t'écrabouille les dents avec une pierre! youpi on s'amuse comme des p'tits fous! k7.....
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Margot
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MessageSujet: Les bébés de la consigne automatique -Murakami Ryu   Jeu 11 Jan 2007 - 22:33

Edit'Linda : une nouvelle fusion, personne ne veut poster dans mon sujet lol

Résumé
Au Japon, les nouveau-nés abandonnés dans les consignes des gares sont voués à une mort certaine. Deux d'entre eux pourtant, Hashi et Kiku, vont vivre. La vie de ces deux enfants est une plaie béante qui ne se cicatrise pas, un cri qui ne se tait pas. Le cauchemar les hante, leur univers s'est réduit aux parois d'une consigne, un monde sans espoir où l'on cherche une échappatoire tout en sachant qu'elle n'existe pas. Autour d'eux, un brouillard épais et pesant s'est formé, un ciel plombé, où seule la survie reste possible. Et cependant, des éclaircies parfois apparaissent, un chant qui surgit de la gorge d'Hashi comme une accalmie au milieu d'une tempête, un saut de Kiku comme une envolée vers un ciel plus bleu, des moments d'émotion suspendus. Mais la douleur est plus forte, aucune libération n'est possible et, ne pouvant supprimer la souffrance, c'est en l'infligeant aux autres qu'ils tenteront de l'oublier. Ryû Murakami dépeint un univers de destruction, de désolation avec une telle poésie que cette atrocité même devient belle, belle comme peut l'être la mort, belle comme peut l'être la guerre, belle comme le sont parfois les hommes.


L'auteur
Ryūnosuke Murakami, né le 19 février 1952 à Sasebo, Préfecture de Nagasaki est un écrivain et cinéaste japonais. Il est le prolifique auteur d'une trentaine de livres. Bleu presque transparent (prix Akutagawa en 1976, vendu au Japon à un million d'exemplaires en six mois), est le typique récit du circuit d’adolescent ayant pour credo « drug, sex and rock’n’roll ». Suivent deux ouvrages : Les Bébés de la consigne automatique (1980) et Parasites. En 1998, il reçoit le prix Yomiuri pour Miso Soup.


Mon avis: Folie, la recherche de leur racines peux détruire des hommes. En effet malgré leur bonheur ils vont se lancer eux même à la recherche de leur personnalité et se détruire, lentement jusqu'à sombrer dans la folie. Les victimes vont se transformer en bourreau pour arriver à leur fins.

Voie Parallèle: l'étrange voyage de Polyxène - Pitzorno
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ligeia
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MessageSujet: Re: Murakami Ryû   Jeu 23 Aoû 2007 - 1:13

NB pour ceux qui aime Ryu, on dit qu'Asia Argento travaillerait sur l'adaptation au ciné des Bébés de la consigne automatique! ça promet!

Ceci dit j'ai lu ce bouquin en une (longue) nuit et j'ai pris une sacré claque. Certains passages sont un peu lents (le début de l'histoire du crocodile Gulliver notament) mais le ryhtme est assez prenant et la trame implacable.
Pour ma part, je suis incapable de dire lequel des deux Murakami je préfrère!
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shenzy
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MessageSujet: Re: Murakami Ryû   Jeu 23 Aoû 2007 - 11:42

Citation :
NB pour ceux qui aime Ryu, on dit qu'Asia Argento travaillerait sur l'adaptation au ciné des Bébés de la consigne automatique! ça promet!
D'un autre coté je pense qu'elle sera parfaite pour retranscrire l'ambiance de ce livre. Elle a tout un univers qui colle bien avec celui de Ryû Murakami. J'ai vu d'elle une adaptation du Livre de Jeremyabsolument fabuleuse (celle avec Manson qui joue un des beau- pères). Enfin je vais suivre ça avec impatience...

Citation :
Pour ma part, je suis incapable de dire lequel des deux Murakami je préfrère!
Pareil, mais les deux sont tellement different dans leurs styles et leurs univers que je m'en lasse pas.
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Amelly
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MessageSujet: Re: Murakami Ryû   Jeu 9 Sep 2010 - 13:15

Miso Soup - Murakami Ryu


4e de couverture :

Kenji, un jeune Japonais de vingt ans, gagne sa vie en guidant des touristes dans le quartier louche de Kabukicho, à Tôkyô. C'est en compagnie de Frank qu'il parcourt durant trois nuits les lieux de plaisir de Shinjuku : trois nuits de folie et de terreur auprès d'un meurtrier avec qui il joue au chat et à la souris. Un roman partagé entre pitié, dégoût et fascination, dont la langue traduit " les cris et chuchotements de ceux qui suffoquent, privés de mots ".

Courte biographie de l'auteur ( http://www.editions-picquier.fr/auteurs/fiche.donut?id=8&fletter=M ) :

Murakami Ryû est reconnu comme l’un des chefs de file de la littérature contemporaine japonaise. Après avoir étudié le design à l’université des Beaux-Arts de Tokyo, il publie en 1976 son premier roman, Bleu presque transparent, qui obtient la même année le prestigieux prix Akutagawa, l’équivalent du Goncourt au japon. La violence et l’érotisme de ce roman à la sensibilité « punk » firent sensation au Japon, avec près d’un million d’exemplaires vendus six mois après sa sortie en librairie. Dans son second roman, La guerre commence au-delà de la mer, il reprend les mêmes thèmes et décrit une société crépusculaire et corrompue promise à une fin prochaine. 1969 est une évocation plus légère, oscillant entre humour et nostalgie, des années de lycée de l’auteur, marquées par la culture pop et l’esprit contestataire des années 1960. Mais c’est dans Les Bébés de la consigne automatique que son talent se confirme et que sa renommée s’établit. Dans un style déroutant mêlant la poésie à des images de bande dessinée, avec une imagination foisonnante, Murakami offre une vision de cauchemar du Japon de la fin du vingtième siècle, et un reflet à peine déformé de notre monde moderne.

Bibliographie partielle ( http://fr.wikipedia.org/wiki/Murakami_Ryu ) :

* 1976 : Bleu presque transparent (限りなく透明に近いブルー), Picquier
* 1977 : La Guerre commence au-delà de la mer (海の向こうで戦争が始まる), Picquier
* 1980 : Les Bébés de la consigne automatique (コインロッカー・ベイビーズ), Picquier et J'ai Lu
* 1987 : 1969 (シクスティナイン), Picquier
* 1989 : Raffles Hotel (ラッフルズホテル), Picquier
* 1993 : Ecstasy (エクスタシー), Picquier
* 1995 : Kyoko, Picquier
* 1997 : Miso Soup (イン ザ・ミソスープ), Picquier
* 1998 : Lignes (ライン), Picquier
* 2000 : Parasites ( (共生虫, Kyōseichū?)), Picquier
* 2000 : Melancholia (メランコリア), Picquier
* 2005 : Topaze et autres nouvelles (トパーズ), Inventaire/Invention
* 2005 : Thanatos (タナトス), Picquier
* 2009 : Love & Pop, Picquier

Mon avis :

Le livre commence bien : le lecteur découvre grâce au guide Kenji le marché de la nuit dans un quartier tokyoïte. On y découvre un petit échantillon de l'imagination débridée de l'industrie du sexe (les "Peep-Shows" par exemple). Mais l'atmosphère devient de plus en plus pesante au fil du livre, et loin du côté "ludique-touristique" du début on sent que ce que cherche à nous décrire Murakami c'est moins les bas-fonds (sexuels) de la capitale japonaise que l'univers glauque des laissés-pour-compte. Je me serais bien passée de certaines scènes,

Spoiler:
 

Donc à causes de ces scènes-là, les vraiment sensibles s'abstenir. A titre de comparaison (un peu bancale je l'admets), je prendrai la scène de Kafka sur le rivage de MURAKAMI Haruki où

Spoiler:
 

A part ça j'aurais bien aimé qu'il évoque plus précisément le milieu de la nuit qui m'a l'air de faire preuve d'une imagination débordante !
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Amelly
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MessageSujet: Re: Murakami Ryû   Mer 14 Sep 2011 - 21:56

Love & Pop



4e de couverture :

Love & Pop aborde une forme de prostitution propre au Japon, dont Murakami avait déjà fait le sujet troublant de son film Tokyo Decadence. Par l’intermédiaire de messageries téléphoniques, de jeunes lycéennes acceptent des rendez-vous avec des inconnus pour pouvoir s’acheter des produits de marque. Le roman raconte la journée d’une jeune fille qui, désirant absolument s’offrir une topaze impériale, accepte coup sur coup deux rendez-vous avec des hommes. Mais les rencontres ne vont pas se passer comme elle l’avait prévu.
La littérature n’a que faire des questions de moralité, dit Murakami Ryû, qui a construit son roman à la manière d’une œuvre d’Andy Warhol, en fondant dans la narration des bribes de conversation, d’émissions de radio ou de télévision, des litanies de marques, de titres de films ou des paroles de chansons à la mode. Comme un bruit de fond faisant soudain irruption au premier plan pour saturer le sens de ces rencontres qui s’ouvrent sur tous les possibles de l’humain. Tandis qu’une violence latente se fait de plus en plus pressante et précise.

Mon avis :

Ce livre me faisait de l'oeil depuis un petit moment à cause de sa couverture acidulée et de sa thématique. Le thème de la prostitution étudiante japonaise est un thème qui me fascine : phénomène bien connu et apparemment assez répandu au Japon, la prostitution prend d'autres formes et sert d'autres desseins que la prostitution "classique".

J'ai dévoré ce livre, mais je suis restée un peu sur ma faim :

Je trouve que comme dans Miso Soup ce roman ne tend pas à l'universalité. On reste dans des perspectives purement individuelles : pas de panorama du monde de la nuit, ni de la prostitution étudiante. De plus, le livre est très court (220 pages en poche), donc j'ai été très déçue de devoir quitter cette histoire si tôt ! D'autant plus qu'il y a des personnages savoureux et vraiment biens trouvés dans la 2e moitié du livre :

Spoiler:
 

Ce roman aurait gagné à être (plus) gros afin de pouvoir évoquer l'organisation et les formes de ces pratiques plus en détail (car elles sont nombreuses et élaborées). Là on a plutôt affaire à un personnage novice qui en plus ne va pas vraiment persévérer dans la prostitution ce qui fait que le lecteur ne peut que rester à la périphérie de ce phénomène.

Un bon livre donc, mais bien trop court !
Je profite d'ailleurs de l'occasion pour dire que j'a-do-re le nouveau format "poche" des éditions Picquier k8
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