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 Stefan Zweig

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Nimiane
Entre bibliophage et bibliotaphe... ou les deux !
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MessageSujet: Stefan Zweig   Mer 25 Mai 2005 - 19:58

Stefan Zweig est mon auteur préféré.

L’homme, sa vie, son parcours et même sa fin, me touchent énormément. Ses écrits, qu’ils soient nouvelles, biographies, récits, essais, me parlent d’un homme qui a un sens de l’observation et de la perception des autres assez extraordinaires qui annoncent la psychologie qui n’en est alors qu’à ses prémices ; un homme à la sensibilité à fleur de peau, un écorché ; un homme curieux du monde et avide de paix et de liberté.

Stafan Zweig est né dans une famille bourgeoise, à Vienne, à la fin du XIXe siècle. En 1900, il a dix-neuf ans, il mène à Vienne, une existence libre et heureuse, fait nonchalamment des études de philosophie et n’a pas d’ambition particulière. Il aime se promener dans Vienne, jouer aux échecs ou au billard, discuter avec ses amis dans les cafés, aller au théâtre, à l’opéra ou au concert ; il passe ses nuits à lire et rêve des romans qu’il écrira car il est convaincu qu’il sera écrivain. Il a déjà écrit près de 400 poèmes (petite note pour Margot : ses cahiers de maths étaient truffés de vers, des rimes… Mais attention ! Je ne dis pas que c’est ce qu’il faut faire hein ! ;-) ), mais il place ses exigences poétiques très haut, n’en fera publier qu’une cinquantaine puis en interdira la réimpression (dommage pour nous !). Il commence à écrire quelques nouvelles et ses premières publications sont très rapidement et unanimement saluées.

Mais son succès ne l’étourdit pas, il demeure curieux. Il quitte Vienne et part pour Berlin où il commence à traduire discrètement Verlaine, Baudelaire et Yeats, puis il va sillonner l’Europe avant de visiter les Indes et l’Amérique. Il fait de multiples rencontres dont la première, à Bruxelles, avec Emile Verhaeren en 1902. Stefan Zweig admire le poète et son œuvre, dont il publie une biographie en 1910. Puis, c’est la rencontre avec Romain Rolland avec lequel il noue une véritable amitié. Il rentre à Vienne, rencontre deux femmes dont l’une sera sa compagne (amour de raison et tendresse) et l’autre sa maîtresse (sensualité), et se plonge dans l’œuvre de Dostoïevski. Puis éclate la première guerre mondiale. En novembre 1914, il est affecté au service des archives où il doit écrire les textes de remises de médailles et les lettres d’annonce aux familles de la mort d’un des leurs. C’est en se plongeant dans les écrits d’autres écrivains, notamment français et allemands, qu’il va trouver sa véritable mission et sa place dans ce monde en folie et s’engager dans la condamnation de la guerre. En 1917, lors d’une permission, il part en voyage en Suisse où il reste en exil et parvient au printemps 1918 à se faire libérer de service. Il fait de nombreuses conférences et écrit pour la paix.

Après la guerre, il rentre en Autriche où il est heureux de faire partie des vaincus et s’installe à Salzbourg, avec sa compagne qu’il épouse, et il y restera une quinzaine d’années. Il écrit de nombreux ouvrages, son succès va grandissant, il est publié dans de nombreux pays, il reprend ses voyages à travers l’Europe, fait la connaissance du Docteur Freud, de Jules Romains, Salvatore Dali, James Joyce, Arthur Schnitzler, Paul Valéry, Richard Strauss, Béla Bartok, Maurice Ravel, entre autres. 1929 est marquée par la disparition de deux de ses amis chers et il s’ensuit une profonde tristesse et un mauvais pressentiment pour l’avenir du monde l’envahit commu le pélude d’une « lente, inexorable agonie de la paix ». A cinquante ans, il est extrêmement célèbre, estimé de son public, mais aucun de ses ouvrages ne le satisfait. Il se considère comme un écrivain de seconde zone, reste modeste et humble et toujours en quête de perfection.

Arrive 1933, l’année noire ! Elle commence un terrible incendie à Berlin au moment où sort un film tiré d’une de ses nouvelles Brûlant Secret, quelques jours après, Hitler fait retirer le film des cinémas, puis il fait voter une loi interdisant à tout juif de se produire dans quelque domaine artistique que ce soit (littéraire, musical, théâtral) au moment où Stefan Zweig collabore avec Richard Strauss à La Femme silencieuse et arrive cet horrible jour du 10 mai 1933 où les livres sont brûlés par les nazis ! Stefan Zweig est diabolisé, tous ses livres sont retirés des librairies et bibliothèques, il est interdit de le publier ou même de le citer dans la presse. Il en arrive à avoir peur pour son public. Cependant, il ne veut pas succomber à la contagion de la violence et fidèle à lui-même, il se garde de toute haine. Il répond à l’hostilité par le silence. Il souffre de voir ses amis s’éloigner les uns après les autres. Sa maison est perquisitionnée. Se sentant trahi par son pays, il décide de partir.

C’est ainsi qu’au début de l’année 1934, il s’installe à Londres. Il rencontre une jeune secrétaire qui deviendra sa maîtresse et qu’il embauchera comme secrétaire. Il est déchiré entre le besoin de s’éloigner de tout ce qui lui rappelle plus ou moins l’Autriche, mais il ne peut rester indifférent au sort de ses compatriotes. Il part en voyage au Brésil et se promet qu’il reviendra dans ce pays qui l’a séduit. Il retourne à Londres, acquiert la citoyenneté britannique, divorce de son épouse et se marie avec Lotte (sa secrétaire) ; la situation en Europe devient de plus en plus inquiétante. Alors qu’il était considéré comme un réfugié politique, il devient un ennemi étranger parce qu’il parle allemand. Il souffre de cette nouvelle guerre qui vient d’éclater, se demande : « A quoi bon vivre ? Où vivre ? (…) Il faut s’avouer vaincu dans toutes les acceptations du terme. » C’est le départ vers New York, puis le Brésil.

Arrivé au Brésil, il tente de préserver son anonymat, il travaille sans relâche, ce pays semble l’aider à cicatriser ses blessures, mais une grande fatigue morale l’accapare et son âme ne parvient pas à trouver la paix. Il ne se console pas de sa patrie perdue, de l’Europe et malgré un semblant de sérénité qu’il croit trouver à Pétropolis, il n’a plus la force d’espérer. Il vit en reclus avec son épouse, envahi par le chagrin, lui qui croyait en l’Homme est englouti par la mélancolie. Il se demande si le Brésil va lui aussi entrer dans le conflit mondial. Après avoir écrit plusieurs lettres dans les jours précédents, triés, brûlés ses papiers, désespérant de l’avenir du monde, le dimanche 21 février 1942, il range une dernière fois son bureau, il s’habille avec soin, prend une feuille blanche et écrit :
« Avant de quitter la vie, de ma propre volonté et avec toute ma raison, il me faut remplir un dernier devoir : remercier sincèrement le Brésil, ce merveilleux pays, de m’avoir offert à moi et à mon travail une halte si agréable et si hospitalière. De jour en jour, j’ai appris à l’aimer davantage et nulle part ailleurs je n’aurais voulu reconstruire ma vie de fond en comble, puisque le monde de ma propre langue est perdu pour moi et que ma patrie spirituelle, l’Europe, s’est anéantie elle-même.
Mais il fallait à soixante ans des forces exceptionnelles pour tout recommencer à nouveau et les miennes sont épuisées par des années d’errance sans patrie. Aussi je juge préférable de mettre fin, à temps et la tête haute, à une vie pour laquelle le travail intellectuel a toujours représenté la joie la plus pure et la liberté individuelle le bien suprême sur cette terre. Je salue tous mes amis ! Puissent-ils voir encore les lueurs de l’aube après la longue nuit ! Moi, je suis trop impatient. Je les précède.
»

Dans l’après-midi, il avale une grande dose de médicaments. Son épouse Lotte vient s’allonger près de lui. On les retrouvera tous deux enlacés...


Cette petite biographie est loin d’être complète, (comment résumer une vie si riche en quelques lignes ?), je n’y ai repris que certains des éléments qui m’ont marqués. Pour plus d’informations, je vous renvoie à la biographie de Dominique Bona, Stefan Zweig, l’ami blessé, Plon (1996)

Je viens de passer l’après-midi à retracer (très rapidement) sa vie. Il me reste à vous présenter son œuvre… Je n’en ai plus le temps en détail maintenant, aussi je le ferai progressivement dans les prochains jours. Je vous annonce le début du programme :
- Marie Stuart
- Vingt-quatre heures de la vie d'une femme
- Le joueur d'échecs
- Lettre d'une inconnue
- Amok
-Brûlant secret
etc.

Si vous aimez Stefan Zweig, venez en parler ;-)
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Clems
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MessageSujet: Le joueur d'échecs   Mer 25 Mai 2005 - 20:21

Zweig, je ne le connais pas trop! Je n'ai lu que Le Joueur d'echecs, car c'était au programme des lettres quand j'étais en terminale (et en fait je l'aime pas trop car il m'a valu un 9 au bac!! k9 ).
Non, en fait, j'ai bien aimé!!! C'est une vraie torture psychologique......souvent je me suis demandée ce que j'aurais fait à la place du personnage......je n'ai pas trouvé de réponse!!!

Faudrait que je lise d'autres romans de lui, pour me faire une idée plus précise de son écriture......c'est programmé dans mes lectures, reste à trouver le temps!!!!!

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j'suis prof!!!!! ayé j'ai réussi!!
En ce moment....je suis dans la littérature de jeunesse.
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shenzy
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MessageSujet: Marie-Antoinette   Mer 25 Mai 2005 - 20:36

Merci beaucoup pour cette bio détaillée..
En fait je n'ai lu de lui que la biographie de Marie- Antoinette (qui reste mon personnage préféré).
Je crois avoir lu pas tout ce qui a été écrit sur elle, mais pas mal de choses et à ce jour sa bio est de loin avec celle de Castellot la plus complète, basée sur des recherches trés poussées et originales (dans les archives autrichiennes, de Fersen etc..) et comme Castellot il nous la depeint sans fard et sans a priori.

Mais je suis ravie de ta bio parce que je ne connaissais pas du tout sa vie et j'avoue que ça m'a donné envie d'en lire plus.
J'attends avec impatience la présentation de son oeuvre....

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Alfred de Vigny
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Nimiane
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MessageSujet: Marie Stuart   Jeu 26 Mai 2005 - 0:04

shenzy a écrit:
J'attends avec impatience la présentation de son oeuvre....
Je voudrais faire quelque chose de très précis, un récapitulatif général de son oeuvre, mais je n'en aurai pas le temps dans les jours à venir (les exams approchent et j'ai encore quelques petites choses à mettre au point !). Je déposerai donc de temps à autre, des "petits cailloux" et lorsque je serai plus disponible pour lui consacrer le temps qu'il mérite, je ferai un topo complet et chronologique.


Marie Stuart, biographie commencée à Salzbourg et dont Stefan Zweig a poursuivi l’écriture lorsqu’il est parti en 1934 en exil à Londres. Publiée en 1935.

C’est le premier livre de Stefan Zweig que j’ai lu et c’est aussi la première biographie que j’ai lue. C’était un vieux livre de poche aux pages jaunies, trouvé dans la bibliothèque de ma grand-mère. (Il date de 1962 et pour en revenir à ce dont parlions dans le sondage, chaque fois que je le manipule, c’est vraiment du bout des doigts tant j’ai peur qu’il ne tombe en poussière… Il était déjà « vieux » il y a 30 ans… alors imaginez maintenant !). Je devais avoir une quinzaine d’années. J’ai commencé à le lire et ne l’ai pas lâché tant l’histoire de cette femme est passionnante et si bien contée par Stefan Zweig. Ce jour-là, je n’ai pas découvert qu’un personnage historique, mais également un grand auteur qui m’a touchée par ses capacités d’analyse de la psychologie de ses personnages.

Extraits de la préface :
« Ce qui est clair et évident s’explique de soi-même, mais le mystère exerce une action créatrice. C’est pourquoi les figures et les événements historiques qu’enveloppe le voile de l’incertitude demanderont toujours à être interprétés et poétisés de multiples fois. La tragédie de la vie de Marie Stuart en est l’exemple classique par excellence. Peu de femmes, dans l’histoire, ont provoqué une éclosion aussi abondante de drames, de romans, de biographies et fait naître autant de discussion. (…)
Le mystère qui entoure la vie de Marie Stuart a été l’objet de représentations et d’interprétations aussi contradictoires que fréquentes : il n’existe peut-être pas d’autre femme qui ait été peinte sous des traits aussi différents, tantôt comme une criminelle, tantôt comme une martyre (…).
Et lorsque, comme dans le cas présent, les biographes de l’héroïne appartiennent pour la plupart à deux courants, à deux religions ou deux conceptions sociales en opposition, obligatoirement leur opinion est faite d’avance (…)
C’est pourquoi il est peut-être possible à celui qui n’est ni Anglais ni Ecossais, à celui que n’encombrent point les préjugés de race, d’être plus objectif et d’aborder cette tragédie avec toute la passion et l’impartialité de l’artiste.
A vrai dire, il serait osé de la part de celui-ci de vouloir prétendre connaître l’exacte vérité sur tous les événements de la vie de Marie Stuart. Ce à quoi il peut parvenir, ce n’est qu’à un maximum de vraisemblance et même ce qu’il jugera de bonne foi être purement objectif serra toujours subjectif. (…) »

Un véritable travail d’historien, très documenté, une analyse psychologique très fine font de cette biographie une œuvre puissante, très riche, qui décrit la dualité de deux femmes exceptionnelles, Marie Stuart et Elisabeth 1ère, et qui se lit aussi aisément qu’un roman historique.
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galleanne
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MessageSujet: la pitié dangereuse   Sam 24 Sep 2005 - 17:59

J'ai lu il y a longtemps un excellent roman de zweig qui s'appelle "la pitié dangereuse". Je ne vais pas rentrer dans le détail car je ne me souviens que de l'essentiel de la trame.

C'est l'histoire d'un homme qui invité dans un famille de bourgeois dont il veut plaire au père (pour sa carrière) va commettre bien malgré lui un impair.

Il invite la jeune fille de la maison qui est assise, par politesse pure, à danser. Or la demoiselle est invalide et s'effondre en larmes.
Le jeune homme va alors se sentir obligé de réparer sa maladresse et va séduire sans vraiment s'en rendre compte la jeune fille. Malheureusement il ne prend pas conscience assez vite de la force des sentiments qu'il lui inspire.

Je n'en dis pas plus pour ne pas spoiler un éventuel lecteur, mais moi j'ai adoré ce livre.
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shenzy
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MessageSujet: Re: Stefan Zweig   Dim 25 Sep 2005 - 8:23

Citation :

J'ai lu il y a longtemps un excellent roman de zweig qui s'appelle "la pitié dangereuse".
Je l'ai vu en piece de théatre par contre un année par une petite troupe au festival, et c'est vraiment génial .
Jusqu'ou on peut aller par pitié, et toute cette relation bancale dés le départ...
J'en garde un souvenir trés fort .

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MessageSujet: Vingt quatre heure dans le vie d'une femme   Sam 29 Oct 2005 - 23:05

Comme je n'avais plus de livres à me mettre dans les mains pendant ma semaine à la montagne, je suis allée faire un tour dans la bibliothèque du châlet et c'est là que j'ai découvert "Vingt quatre heure dans le vie d'une femme". Le nom de l'auteur me disait quelque chose, je suis allée faire un tour sur le forum et comme les critiques étaient plutôt positives, je me suis décidée à le prendre.
Je l'ai lu en quelques heures seulement, c'est un livre passionnant.

Quatrième de couverture :
Au début du siècle, une petite pension sur la Côte d'Azur, ou plutôt sur la Riviera, comme on disait alors. Grand émoi chez les clients de l'établissement : la femme d'un des pensionnaires, Mme Henriette, est partie avec un jeune homme qui pourtant n'avait passé là qu'une journée. Seul le narrateur prend la défense de cette créature sans moralité. Et il ne trouvera comme alliée qu'une vieille dame anglaise sèche et distinguée. C'est elle qui, au cours d'une longue conversation, lui expliquera quels feux mal éteints cette aventure a ranimés chez elle.

C'est un livre d'un romantisme extrème. Cette veuve de plus de 40 ans qui est émerveillée, attendrie par la beauté et par la fragilité d'un homme bien plus jeune qu'elle. En une journée, elle se sentira prête à tout quitter pour suivre ce jeune homme. La chute sera brutale.
Et bien des année plus tard, elle livrera pudiquement le poids de cette journée qui a boulversé à jamais se vie,à un homme qu'elle connait à peine, simplement parce que cet homme ne condamne pas la femme adultère.
C'est un livre sur le désir des femmes, sur leur sensibilité, leur capacité à tout donner.

Posté le: Dim 6 Nov 2005 - 13:52

J'ai fini "La confusions des sentiments hier soir. Je deviens une fan de Stefan Zweig!!
Ce roman paru en 1927 nous révèle la réalité du tabou de l'homosexualité.
Stefan Zweig parlait tout haut de ce qu'énormement de personnes, à cette époque, condamnaient. Ici, de l'homosexualité et dans "Vingt-quatre heure dans la vie d'une femme de l'adultère.
C'est un livre sur l'ambiguité du désir et de l'amitié, la confusion des pulsions et des êtres, la complexité de la nature humaine.

Quatrième de couverture :

Au soir de sa vie, un vieux professeur se souvient de l'aventure qui, plus que les honneurs et la réussite de sa carrière, a marqué sa vie. A dix-neuf ans, il a été fasciné par la personnalité d'un de ses professeurs : l'admiration et la recherche inconsciente d'un Père font alors naître en lui un sentiment mélé d'idolâtrie, de soumission et d'un amour presque morbide.
Freud a salué la finesse et la vérité avec lesquelles l'auteur restituait le trouble d'une passion et le malaise qu'elle engendre chez lui qui en est l'objet.
Paru en 1927, ce récit bref et profond, connut un succés fulgurant, en raison de la nouveauté audacieuse du sujet. Il demeure assurément l'un des chefs-d'oeuvre du grand écrivain autrichien.


Citation :
Peu de mots paraissent assez fort pour décrire l'attention circonspecte dans laquelle nous plonge ce roman.L'auteur nous mène avec brio vers la clef du mystère de ce professeur solitaire évoluant dans un univers feutré où le silence est d'Or pour éveiller l'esprit à la beauté des mots....Bien souvent, il nous rapproche de la solution, de la clef de ces comportements si étranges de ses trois personnages principaux pour toujours finir par nous en éloigner. Chaque théorie effachaudée par notre esprit de lecteur envouté et impatient est peu à peu détournée au fur et à mesure que le voile du roman se lève comme si l'auteur se targuait d'en être le seul à en connaitre le dénouement. Et c'est dans l'expectative et les nerfs vibrants d'une attente trop longtemps contenue que les dernières lignes se déroulent sous nos yeux ébahis....et nous laisse dans une etrange confusion de sentiments...


Posté le: Ven 11 Nov 2005 - 13:32

Je suis une fan à part entière de Zweig! J'ai lu Le joueur d'échec.


-Quatrième de couverture

Qui est cet inconnu capable d'en remontrer au grand Czentovic, le champion mondial des échecs, véritable prodige aussi frustre qu'antipathique? Peut-on croire, comme il l'affirme, qu'il n'a pas joué depuis plus de vingt ans? Voilà un mystère que les passagers oisifs de ce paquebot de luxe aimeraient bien percer.
Le narrateur y parviendra. Les circonstances dans lesquelles l'inconnu a acquis cette science sont terribles.
Elles nous reportent aux expérimentations nazies sur les effets de l'isolement absolu, lorsque, aux frontières de la folie, entre 2 interrogatoires, le cerveau humain parvient à déployer ses facultés les plus étranges.
Une fable inquiétante, fantastique, qui, comme le dit le personnage avec une ironie douloureuse, "pourrait servir d'illustration à la charmante époque où nous vivons".

Dans les trois livres que j'ai lu de Zweig, il y a toujours deux personnages centraux dont l'un des 2 révèle une partie obscure ou douloureuse de son passé. Et ce, toujours lors d'un tête à tête, évidement plus propice aux confidences.
Le récit de l'inconnu se situe à la prise de pouvoir de Hitler. L'inconnu est arrêté mais comme il détient des informations importantes pour la gestapo, il n'est pas envoyé en camp de concentration mais enfermé dans une chambre sans rien, juste une cuvette, une chaise une table. Il n'a droit à aucun livre, aucune cigarette et n'a de contacts qu'avec ses juges lors des interrogatoires. C'est lors d'un de ces interrogatoires, qu'il dérobe à un officier un livre...

L'ecriture de Zweig est fluide, magique, on peut ressentir l'angoisse, les souffrances des personnages. On étouffe avec l'inconnu dans cette chambre d'hôtel, isolé de tout.
Les capacités du cerveau sont grandes mais pas éternelles. Qu'aurions nous fait sans accés à la culture, aux autres pendant un an?

Edit'Linda: Comme Nadja a répondu dans ce sujet j'ai mis ensemble tes trois posts car il n'était plus nécessaire de les laisser séparer pour informer les autres d'un nouveau message Wink
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nadja
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MessageSujet: La Confusion des sentiments - Amok-24h de la vie d'une femme   Mar 10 Jan 2006 - 17:29

C'était l'un de mes auteurs préférés quand j'avais 15-16 ans et d'ailleurs il garde une place importante dans mon panthéon personnel k1
Il y a d'abord eu 24 heures dans la vie d'une femme, il décrivait si bien le mécanisme de la passion, j'avais l'impression de voir les veines de la main de cette femme et toute la douleur qu'elle portait...Puis La Confusion des sentiments, Amok, etc...C'était pas difficile de rencontrer des gens qui aimait Zweig pour en parler car ses récits mêlés à ce qu'on savait de sa vie personnelle étaient pour nous tous...
Récemment j'ai lu un livre d'un auteur hongrois : Sandor Marai et son style m'a énormément fait penser à celui de Zweig donc je vous le recommande.
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MessageSujet: le joueur d'echec   Sam 8 Avr 2006 - 23:19

J'ai enfin lu le joueur d'échec. Remarquez qu'il m'a pas pris beaucoup de temps.

Je l'ai trouvé très bien : en lisant la petite (mais très intéressante) biographie du message d'origine, je me suis rendu compte que le joueur d'échec est un peu Zweig lui-même.

J'ai particulièrement apprécié sa réflexion sur le fait de ne rien pouvoir lire ou écrire (quoique d'un côté, assez symptomatique de quelqu'un cultivé). Il est vrai que ne rien pouvoir lire dans ces conditions doit être affreux et que l'envie d'écrire viendrait à n'importe qui (même ceux qui n'écrivent que pour noter un n° de téléphone). Ca symbolise bien la force de l'écriture, cette capacité à "fixer" notre pensée, pas seulement pour la postérité, mais tout simplement pour aider à mieux se comprendre soi même.

Parmi les (nombreux) autres points positifs, le joueur austère m'a aussi très marqué. Je trouve cette manière hautaine caractéristique de sa frustration et ça le rend détestable, mais d'un autre côté, je le plains de n'avoir que cette capacité développée, jouer aux échecs et rien d'autre.
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MessageSujet: lettre d'une inconnue   Lun 10 Avr 2006 - 20:49

Oh et puis surtout il ne faut pas oublier le plus beau Smile (Mais peut-être que vous laissiez le meilleur pour la fin? Smile )

Lettre d'une inconnue...


Une nouvelle centrée sur un personnage qui reçoit une lettre où une femme lui décrit toutes ces années qu'elle a passées à l'aimer passionnément sans que jamais il ne s'en rende compte.

Une lettre où tout est sentiments, amour brûlant mais secret, caché et évidemment une lettre particulièrement tragique...
Car tout est joué déjà quand cet homme tient cette lettre entre ses mains.

J'ai rarement lu des livres aussi émouvants, où se mêlent joies intenses et déceptions cruelles et amères. (et pourtant j'en ai lus!)
L'analyse des sentiments, de l'intériorité est si fine, si admirablement (d)écrite!!!

Vraiment sublime.... et incontournable si on souhaite lire Zweig!
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Stendhal
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MessageSujet: Re: Stefan Zweig   Sam 29 Avr 2006 - 10:12

Salut, j'ai vu que Nimiane est une passinné de Stefan Zweig.
Je n'ai pas eu la chance de lire d'oeuvre de cet auteur.

J'aimerai donc te poser une question :
Est-ce que "Le rouge est le noir" de Stendhal pourrait porter comme titre "L'éducation sentimentale" de Flaubert, comme l'a affirmé Zweig dans son oeuvre "Trois poètes et leur vie" ?

Ca serait sympas de me répondre si tu sais.
Je sais déjà plein d'éléments de réponses, mais j'aimerai savoir ceux de quelqu'un qui a lu des oeuvres de Zweig.
Si quelqu'un d'autre a des réponses n'hésitez surtout pas.

Edit Ness : message corrigé... merci de faire attention à l'orthographe.
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jujug
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MessageSujet: Re: Stefan Zweig   Ven 26 Mai 2006 - 21:33

Bon, j'ai lu mon premier Stefan Zweig, le seul qui m'ai jamais tenté, que je voulais lire un jour, "le joueur d'échec".

Alors pourquoi attendre 28 ans pour lire un livre d'un auteur que toutes les adolescentes lisent sans difficultés. Et bien justement pour cela, quand j'étais lycéen, elles lisaient toutes Stefan Zweig et du coup par réaction, je n'arrivais pas à lire cet auteur que je classais "pour filles" (on est idiot à 17 ans désolé pour ceux qui ont actuellement 17 ans mais ils se rendront compte un jour Mr. Green ). Bref j'ai laissé trainé et j'ai eu l'occasion de l'acheter il y a deux semaines pour presque rien du tout, donc je me suis lancé...

Et je n'ai pas été du tout déçu, c'est un très bon ouvrage. Certes, il est très court. Mais il est dense, j'ai bu toutes les pages, d'ailleurs je l'ai lu d'une traite alors même que j'avais autre chose à faire, ce qui prouve l'interêt du livre.

La double histoire, celle du jeu d'échec et celle du joueur amateur sont imbriqués et en même temps distinctes, la description des attitudes de joueur est une ode à ce jeu tout en en montrant clairement les limites puisqu'aucun des deux joueurs ne joue bien parce qu'il est intelligent mais pour de tout autre raison.

Bref, je range mes a-priori, j'ai acheté en même temps "24 heures de la vie d'une femme" et si je soupçonne fortement cette oeuvre d'être beaucoup moins forte émotionnellement, je pense que je la lirai quand même prochainement... Wink
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shenzy
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MessageSujet: Re: Stefan Zweig   Ven 26 Mai 2006 - 22:00

Cet après midi je me suis acheté "24 heures de la vie d'une femme" et "La confusion des sentiments".
Le post de Mu' m'avait donné envie et puis j'y suis tombée dessus par hasard et pas cher. Mais surtout j'aime beaucoup sa façon d'écrire pour le peu que j'en ai lu.
Est ce un auteur pour adolescente?

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MessageSujet: Re: Stefan Zweig   Ven 26 Mai 2006 - 22:13

Citation :
Est ce un auteur pour adolescente?

Attention, je ne dis pas que c'en est un, je dis que c'est l'image que j'en avais avant lecture. De plus, c'est vrai il me semble que beaucoup de jeunes filles apprécient Zweig mais je ne sais pour quelles raisons.

Honnêtement après lecture je ne vois pas ce qui en ferait plus un auteur pour adolescentes qu'un autre auteur. Mais je pourrai en dire plus quand j'aurai lu un autre ouvrage de sa plume...
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Margot
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MessageSujet: Re: Stefan Zweig   Jeu 22 Fév 2007 - 16:12

J'ai fini 24 heures dans la vie d'une femme.
Mon avis: Je trouve sa plume particulière, je ne saurais pas vraiment comment expliquer... mais il a une façon d'écrire prenante. Je n'ai pas pu lacher une ligne de ce livre, ca coulait tout seul.
Mais, on sent aussi dans son écriture que c'est un écrivain du 20ème, c'est de l'ordre du ressenti.
L'histoire m'a laisser une drôle de sensation. Une prise de contact concluante avec cet auteur.
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MessageSujet: Re: Stefan Zweig   Sam 10 Mar 2007 - 15:14

J'ai toujours aimé zweig .

En fait depuis que j'ai lu "la confusion des sentiments " lorsque j'avais 15 ans .
J'ai trouvé cette histoire magnifique .

J'ai récemment acheté 24 heure de la vie d'une femme et le joueur d'échec que je n'ai pas encore le temps de lire car je suis occupé a lire un autre de ses livres : "Marie -antoinette".

J'adore, c'est très bien raconté, très juste et très intéressant historiquement parlant pour (presque) tout comprendre sur la passage de la monarchie à la république (la révolution francaise).

++
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MessageSujet: Re: Stefan Zweig   Sam 10 Mar 2007 - 20:06

J'ai lu Le joueur d'échecs il n'y a pas longtemps, car c'était pour le cours de french.

Honnêtement, je n'ai pas vraiment compris le cours de l'histoire, y'a certains passages où j'ai décroché ; dans l'ensemble le livre ne m'a pas trop plu.

Soit c'est un peu compliqué pour une fille de 14 ans, soit je suis trop bête.
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mu
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MessageSujet: Re: Stefan Zweig   Mar 13 Mar 2007 - 21:13

Citation :
Soit c'est un peu compliqué pour une fille de 14 ans, soit je suis trop bête.
Mais non, tu n'es pas bête !! Je pense que même si la lecture est fluide, il y a beaucoup de choses de dites en peu de lignes.
C'est peut-être trop jeune 14 ans pour saisir tout le sens du livre. Clem l'a étudié au lycée.
Et puis, tout le monde n'est pas forcé d'aimer Zweig. Et le fait que ce soit un livre imposé pour le cours de français en rajoutait, je ne sais pas.
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Ga-L
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MessageSujet: Re: Stefan Zweig   Dim 18 Mai 2008 - 23:34

J'avais lu il y a quelques années Vingt-quatre heures dans la vie d'une femme, mais j'étais sûrement trop jeune et trop ignorante des vrais sentimeux amoureux pour apprécier le roman à sa juste valeur.

Décidée depuis quelques temps à lire un roman historique, je me suis finalement lancée dans Marie-Antoinette. Je n'ai pas trop l'habitude des biographies pourtant...

Mais c'était très bien écrit, très instructif, et si j'avais avant cela une image très négative de cette reine, me plaçant plus volontiers du côté des révolutionnaires, j'ai finalement changé d'avis sur cette femme.
De plus, je ne connaissais pas du tout son histoire d'amour avec de Fersen, ce fut une belle surprise.

Un peu pénible à lire sur la fin, le genre n'est pas ce qu'on fait de plus distrayant, mais tout de même, je retiens cela : il faudra à l'occasion que je relise un livre de Stefan Zweig, et vos critiques enthousiastes m'y encouragent.
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Ga-L
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MessageSujet: Re: Stefan Zweig   Lun 17 Nov 2008 - 21:20

Je viens de lire Lettre d'une inconnue.

L'écriture de Zweig est soutenue. Il m'avait semblé que Marie-Antoinette était plus facile à lire. Sa lettre d'une inconnue est étonnante de modernité. Zweig a imaginé au début du XXe siècle la vie d'une jeune femme qui pourrait tout à fait exister aujourd'hui, de par son comportement.
C'est surtout cela qui m'a plu dans la lettre : le caractère de cette femme, sa passion démesurée et absolue pour un homme, en dépit du bon sens.
Néanmoins, cela m'a fait la même impression que 24h dans la vie d'une femme : une écriture pas vraiment fluide, presque difficile, mais une histoire moderne et touchante.
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TiZ
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MessageSujet: Re: Stefan Zweig   Jeu 26 Mar 2009 - 11:38

Je me rappelle avoir lu Vingt-quatre heures dans la vie d'une femme avec vraiment peu de conviction.

Je n'ai plus jamais lu de lui, son style dans ce livre m'avait assommée, en même temps je lisais ça pour les cours français...
Je devrais peut être le relire à la lumière des années maintenant, comme tu dis Ga-L.
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Linda
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MessageSujet: Re: Stefan Zweig   Jeu 24 Sep 2009 - 13:13

Je viens de découvrir Stefan Zweig avec La confusion des sentiments.

L'écriture m'a plu, c'est fluide et on est tenu en haleine jusqu'aux dernières lignes. L'auteur aborde un sujet sensible encore pour l'époque en Europe, et le fait avec beaucoup de douceur lorsque le voile tombe. J'ai eu un grand pincement au coeur en terminant ce livre...

Citation :
Ses écrits, qu’ils soient nouvelles, biographies, récits, essais, me parlent d’un homme qui a un sens de l’observation et de la perception des autres assez extraordinaires qui annoncent la psychologie qui n’en est alors qu’à ses prémices
C'est ce qui m'a le plus marquée lors de ma lecture, surtout à travers le comportement du vieux professeur.

_________________
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