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 Jean paul Sartre

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Margot
Pimousse cassis
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MessageSujet: Jean paul Sartre   Jeu 30 Juin 2005 - 21:07

Jean Paul Sartre, écrivain du 20 eme siècle né le 21 juin 1905 à Paris a marqué un génération d'écrivains, d'étudiants. Il refuse un prix nobel.
J'ai lu "les mots" une autobiographie de lui composée de deux parties "lire et "écrire" ses deux passions.

Que dire de ma lecture sinon que j'ai aimé le style de Sartre bien que j'ai bataillé pour emmagasiner tous les personnages. C'est un style narcissique mais que j'ai trouvé touchant.
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shenzy
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MessageSujet: Re: Jean paul Sartre   Lun 4 Juil 2005 - 3:07

huis clos


:résumé:

Un garçon d'étage introduit dans un salon Style Empire, Garcin le journaliste-publiciste, Inès l'ancienne employée des Postes et Estelle, la mondaine. Ainsi débute un hallucinant huis clos. Ils vont se livrer un combat de mots qui leur fera réaliser le sens de la vie et de la mort. Ils s'interrogent sur leur damnation et se cachent sous le masque de la "mauvaise foi". Chacun a besoin de l'autre pour exister, prendre conscience de soi ; le regard d'autrui est aussi une menace.

La violence, l’humour, le désespoir et la révolte traversent cette pièce d'une simplicité diabolique et à la mécanique implacable.


Je crois qu'on en est tous resté avec en tête le fameux :

Alors c'est ça l'enfer. Je ne l'aurais jamais cru… Vous vous rappelez : le souffre, le bûcher, le gril.. Ah quelle plaisanterie. Pas besoin de gril, l'enfer c'est les autres.



Huis clos a été écrite en 1943-44 . Au départ Sartre avait voulu faire une pièce afin que ses 3 amis puissent jouer ensemble en ne se quittant pas.

Toute la réflexion de la pièce tourne autour de ce huis clos et de la vision que les autres ont de nous, et du fait qu’on dépende du jugement des autres.

Sartre disait :
Citation :
Nous nous jugeons avec les moyens que les autres ont, nous ont donné de nous juger. Quoique je dise sur moi, toujours le jugement d'autrui entre dedans. Ce qui veut dire que, si mes rapports sont mauvais, je me mets dans la totale dépendance d'autrui. Et alors en effet je suis en enfer. Et il existe une quantité de gens dans le monde qui sont en enfer parce qu'ils dépendent trop du jugement d'autrui. Mais cela ne veut nullement dire qu'on ne puisse avoir d'autres rapports avec les autres. Ça marque simplement l'importance capitale de tous les autres pour chacun de nous.

nous sommesvictimes des jugements qu'on porte sur nous mais nous avons la possibilité de briser cela.
Huis clos est une pure merveille .

_________________
"Après avoir étudié la condition des femmes dans tous les temps et dans tous les pays, je suis arrivé à la conclusion qu'au lieu de leur dire bonjour, on devrait leur dire pardon"

Alfred de Vigny
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lotis
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MessageSujet: Re: Jean paul Sartre   Lun 4 Juil 2005 - 15:56

J'ai beaucoup aimé Huis clos , et la réflexion sur la possibilité de vivre sans se soucier des autres, mais l'impossibilité d'y parvenir.

Dans l'édition que j'ai, Huis clos est suivi par Les mouches,où il est question du remord, symbolisé par les insectes, qui empêche toute une population de vivre:

Le remord ronge le coeur des habitants d'Argos, comme les mouches, omniprésentes dans la cité, harcèlent leur corps. Depuis 15 ans, ils expient dans les larmes le crime d'Egisthe et de Clytemnestre, et ce spectacle plaît à Jupiter. En tuant les meurtriers de son père, Oreste a le choix : se repentir, ce qui vaudra la clémence divine, ou assumer son acte et attirer sur sa tête le déchainement des Furies.

Moins évident dans la lecture que Huis clos, mais une réflexion sur le remord, sur la faculté d'asssumer ou non ses actes, le sacrifice de soi, aussi.
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Ojascoj
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MessageSujet: Re: Jean paul Sartre   Ven 1 Sep 2006 - 19:04

En jetant un oeil au topic de Sartre, je trouve qu'il manque la présentation d'une trilogie appelée "Les chemins de la liberté" que j'avais dévoré adolescente.
Alors je suis un peu désolée car je ne peux que retranscrire les 4ème de couverture car je ne saurais vous raconter l'histoire aux vues de mes souvenirs.
Je me rappelle seulement que contrairement à "Huit clos" ou "Les mains sales" ou encore de la "Nausée" ce roman en trois parties m'avait paru beaucoup plus facile à lire et véritablement captivant.

Donc, le premier opus s'appelle : L'âge de raison



Citation :
Ivich regardait à ses pieds d'un air fermé.
- Il doit m'arriver quelque chose.
- Je sais, dit Mathieu, votre ligne de vie est brisée. Mais vous m'avez dit que vous n'y croyiez pas vraiment.
- Non, je n'y crois pas vraiment... Et puis il y a aussi que je ne peux pas imaginer mon avenir. Il est barré.
Elle se tut et Mathieu la regarda en silence. Sans avenir... Tout à coup, il eut un mauvais goût dans la bouche et il sut qu'il tenait à Ivich de toutes ses forces. C'était vrai qu'elle n'avait pas d'avenir : Ivich à trente ans, Ivich à quarante ans, ça n'avait pas de sens. Il pensa : "Elle n'est pas viable".

2ème tome : Le sursis




Citation :
L'avion s'était posé. Daladier sortit péniblement de la carlingue et mit le pied sur l'échelle ; il était blême. Il y eut une clameur énorme et les gens se mirent à courir, crevant le cordon de police, emportant les barrières... Ils criaient "Vive la France ! Vive l'Angleterre! Vive la Paix !", ils portaient des drapeaux et des bouquets. Daladier s'était arrêté sur le premier échelon : il les regardait avec stupeur. Il se tourna vers Léger et dit entre les dents :
- Les cons !

J'ai oublié de signaler que Sartre a écrit ce roman en 1945 et qu'il parle bien sûr de la guerre sur le point de se terminer.

3ème et dernier tome : La mort dans l'âme



Citation :
Des Allemands s''étaient montrés, prudemment, à l'entrée de la grand-rue. Chasseriau, Pinette et Clapot firent feu. Les têtes disparurent. "Ce coup-ci, on est repérés".
De nouveau le silence. Un long silence. Mathieu pensa "Qu'est-ce qu'ils préparent ?". Dans la rue vide, quatre morts ; un peu plus loin, deux autres : tout ce que nous avons pu faire. A présent il fallait finir la besogne, se faire tuer.
Et pour eux, qu'est-ce que c'est ? Dix minutes de retard sur l'horaire prévu.

Je crois que ces trois extraits sont révélateurs de la force de ces livres et de la puissance narrative de Sartre.
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TiZ
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MessageSujet: Re: Jean paul Sartre   Ven 8 Sep 2006 - 22:39

C'est drôle, moi il m'a été plus facile de lire La nausée, que de commencer L'âge de raison. Et pourtant je sais, avec le recul, ayant tenté une relecture de La nausée, que ce n'est pas vraiment une lecture abordable comme ça.

Je crois que jutement, cette puissance narrative dont tu parles, n'est (ne m'est, en tous cas) pas facilement accessible à n'importe quel moment : il y a des contextes plus ou moins favorables. Mais une fois appréhensibles, le lire est d'une transcendante beauté.
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