AccueilAccueil  PortailPortail  CalendrierCalendrier  FAQFAQ  RechercherRechercher  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  

Partagez | 
 

 Flugasche - Monika Maron (roman non-traduit)

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
Amelly
Ecrivain
Ecrivain
avatar

Nombre de messages : 396
Age : 28
Localisation : Dans le néant cosmique du Yagadougou
Date d'inscription : 04/03/2006

MessageSujet: Flugasche - Monika Maron (roman non-traduit)   Lun 29 Aoû 2011 - 19:23

Flugasche - Monika Maron
(roman de langue allemande non-traduit à ce jour)


4e de couverture : (encore inexistante à ce jour)

Résumé :

Josefa Nadler, 30 ans, divorcée et mère célibataire, vit en RDA et travaille pour le journal "Die Illustrierte Woche ".
Elle est envoyée à B. en reportage pour écrire un article sur la vieille centrale nucléaire, qui aurait dû être démolie et remplacée par une neuve, mais ne l’a jamais été. Elle est tiraillée entre écrire la vérité et avoir à redouter les foudres du parti, ou bien une version édulcorée et mensongère, qui ne colle pas avec son éthique professionnelle. Elle choisira d'écrire la vérité, et c'est là que les ennuis commencent...

Courte biographie de l'auteur : http://fr.wikipedia.org/wiki/Monika_Maron

Monika Maron (* 3 juin 1941 à Berlin) est une auteur allemande née dans l'ex-RDA.

Monika Maron naît hors mariage : sa mère, Helene Iglarz, considérée comme demi-juive, ne peut pas épouser le père de son enfant.

En 1943, ses grands-parents, Pawel et Josefa Iglarz retournent en Pologne ; Pawel y est exécuté par un commando spécial à cause de ses origines juives.

En 1955, Helene Iglarz épouse le haut fonctionnaire du SED (Sozialistische Einheitspartei Deutschlands) Karl Maron, qui immigra en Union des républiques socialistes soviétiques pendant le IIIe Reich. Karl Maron a beaucoup d'influence sur la carrière politique de sa belle-fille : son rôle au sein de la vie politique est-allemande fait que Monika Maron rejette le système de la RDA. De 1950 à 1955, il est inspecteur général de la police (Volkspolizei) et de 1955 à 1963, ministre de l'intérieur de la RDA. À partir de 1954, il fut également membre du comité central du SED et, de 1958 à 1967, élu à la chambre du peuple (Volkskammer).

Étant fille d'un personnage important de la RDA, Monika Maron adhére dès sa jeunesse aux idées et organisations de la RDA. En 1965, elle entre au SED dans l'espoir de pouvoir réformer le parti de l'intérieur.

L'évolution politico-culturelle de la RDA et la dégradation de ses rapports avec son beau-père changent progressivement son attitude vis-à-vis du parti et du pays et elle quitte le SED en 1978.

Après son baccalauréat, elle quitte le domicile familial et travaille comme coiffeuse à Dresde, avant d'entamer ses études de Théâtre et d'Histoire de l'art à l'université Humboldt de Berlin.

Elle est ensuite, pendant deux ans, assistante de régie à la télévision est-allemande et étudie trois ans à l'école de théâtre de Berlin-Est. Elle y donne également des cours d'histoire du théâtre.

En 1969, elle donne naissance à son fils, Jonas Maron. Peu après elle entreprend une carrière de journaliste. De 1970 à 1973, elle fait des reportages et des portraits pour le journal féminin est-allemand "Für Dich" (dont trois reportages sur la ville de Bitterfeld que l'on retrouve dans son premier roman, Flugasche). De 1973 à 1975, elle écrit pour le "Wochenpost". Pour ses différents reportages, Monika Maron reçoit un prix.

Durant les années 80, Monika Maron se rend plusieurs fois à l'Ouest et obtient un visa d'un an, ce qui lui permet de voyager en France, au Royaume-Uni et aux États-Unis.

Après de multiples tentatives pour faire publier ses romans, Monika Maron s'installe à Hambourg (le 3 juin 1988) avec son mari, le naturaliste Dr. Wilhelm Tappe, et son fils Jonas, grâce à un visa de trois ans. Puis, revient s'installer à Berlin en 1992.

Frustrée par le manque de critique et de réalité, son comportement politique se radicalise pendant sa période journalistique, ce qui la fait quitter la profession.

Son beau-père décède en 1975, celui qu'elle a entre-temps considéré comme un ennemi personnel. Sa mort est l'occasion pour Monika Maron de se réorienter. Grâce à son héritage, elle renonce à son travail au Wochenpost et commence une vie d'auteur libre, ce qui est considéré comme « intellectuellement et politiquement contre la légalité »1. Ce comportement est désapprouvé : que la fille d'un ministre des années 70 se lance dans une carrière littéraire est considéré comme une attaque vis-à-vis de l'État et sa bureaucratie. Elle se retrouve fichée à la Stasi (Staatsicherheit) pour ses critiques contre le système et ses attaques politiques contre l'État

Les conséquences se révèlent lorsqu'elle reçoit l'interdiction de publier son premier roman, Flugasche (1981). Sa description de la vie quotidienne n'y est que trop critiquée. Elle reçoit une nouvelle interdiction pour son deuxième livre, Das Missverständnis (1982).

Ces interdictions de publier ses œuvres en RDA renforcent son comportement non-conforme vis-à-vis des instances étatiques

Bibliographie :

-->les livres traduits en français à ce jour sont en gras.

*Flugasche, 1981
*Herr Aurich, 1982
*Das Mißverständnis (Le malentendu), 1982
*Die Überläuferin (La transfuge), 1986
*Stille Zeile Sechs (Rue du silence, no.6), 1991
*Nach Maßgabe meiner Begreifungskraft, 1993
*Animal triste, 1996
*Pawels Briefe, 1999
*Quer über die Gleise, 2000
*Endmoränen, 2002
*Wie ich ein Buch nicht schreiben kann und es trotzdem versuche, 2005
*Ach Glück, 2007

Mon avis :

Monika Maron est une auteur très connue en Allemagne. Incontournable pour qui veut lire des romans sur l'ex-RDA (au même titre que sa compatriote Christa Wolff par exemple). Flugasche, son 1er roman paru en 1981 en Allemagne de l'Ouest et considéré comme un classique dans cette thématique, est le 1er livre que je lisais d'elle.
J'ai trouvé très intéressant le fait que le livre traite parallèlement des 2 dimensions de la protagoniste : la professionnelle, ou comment exercer le métier de journaliste en RDA; et la dimension privée, les préoccupations, les interrogations, les doutes d'une 30aire divorcée élevant seule son enfant en RDA. J'ai trouvé qu'il y avait de très belles réflexions sur la vie et la mort dans ce livre.

J'ai beaucoup aimé lire un roman sur la non-liberté de presse en ex-Allemagne de l'Est. J'y ai également trouvé une dimension presque kafkaïenne par moment, avec la menace cachée bien qu'omniprésente que présente le Parti, ainsi que la description de certains bâtiments dans lesquels Josefa doit se rendre.

Ce qui eut-être un rien perturbant, c'est qu'il y a une alternance (que j'ai néanmoins trouvé subtile) entre la 1ère et la 3e personne ainsi qu'entre la réalité et les rêves (ou rêveries) de Josefa. Ce n'est pas toujours facile de s'y retrouver, parfois il faut rechercher un passage quelques pages auparavant pour comprendre s'il s'agit ou non d'un rêve; d'autant plus qu'il me semble que la chronologie n'est pas vraiment respectée.

Cependant ce n'est pas une lecture difficile et son style reste relativement classique.
Un roman que je conseille, en espérant qu'il sera traduit en français un jour.
Revenir en haut Aller en bas
 
Flugasche - Monika Maron (roman non-traduit)
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» Sheila KOHLER (Afrique du Sud/Etats-Unis)
» DEATH TROOPERS: Le premier roman d'horreur de Star Wars
» Les titres de roman
» [Collection] Le roman du charme / Guy Le Prat éditeur /Paris
» [Collection] Roman de Cape et d'Epée (Tallandier)

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Le Forum Des Lecteurs :: Forum Livre :: Littérature générale (classification par époques) :: 20ème-
Sauter vers: